Aleschija Seibt

I Set My Foot Upon Air

Exposition 22.09 > 12.11.2021
Ouverture le vendredi 17 septembre en présence de l’artiste

du mercredi au vendredi
de 14:00 à 18:00 et sur rendez-vous

Dans le cadre des échanges d’artistes plasticiens entre la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Land du Bade-Wurtemberg, en partenariat avec l’Institut français de Stuttgart.


Vue de l’exposition. Installation, (détail), dimensions variables.
Photo Phoebé Meyer.

Aleschija Seibt (née en 1983) est diplômée de l’Ecole d’arts de Karlsruhe où elle a suivi les enseignements de Toon Verhoef (Meisterschülerin). Dans son travail elle s’attache à réaliser des installations in situ et des performances. Avec des matériaux de construction, cordes, tapis de protection, rideaux, peintures à base de produits naturels, elle modifie des architectures statiques et en change leur perception. Pour son exposition à art3, elle investira l’espace pour un projet conçu pour le lieu.

art3 : Tu as séjourné trois mois l’année dernière en résidence à art3. Comment ton séjour et ta vie quotidienne ont-ils affecté ton travail
en général et l’exposition I Set My Foot Upon Air (J’ai posé mon pieds sur l’air) que tu présentes à art3 ?

Aleschija Seibt : Dans mon travail artistique, je m’intéresse au principe de l’imprévisible. C’est donc une source d’inspiration pour moi de vivre des situations de « non savoir » encore et encore. Ainsi, une résidence dans une ville inconnue dans un pays dont on parle à peine la langue est tout à fait appropriée. Mais cette fois, la situation était caractérisée par plusieurs circonstances incertaines qui m’ont affecté non seulement moi en tant qu’individu, mais aussi chaque personne sur cette planète. Depuis le début de l’année 2020, le Covid 19 a une emprise sur les sociétés. Des informations en constante évolution et des résultats peu clairs ont déterminé nos vies depuis lors. À cela s’ajoute la confrontation avec l’indisponible. Les cafés ouvrent et ferment. La culture peut difficilement être vécue. Ce qui nous était jusqu’alors indispensable n’est soudain plus accessible. C’est une chose que tout le monde doit examiner.
Il est également possible de faire l’expérience de l’incertitude et de l’indisponibilité dans l’art abstrait et dans le principe du retrait. Pour l’exposition à art3, l’idée m’est venue de créer une installation qui confronte les visiteurs à l’incertitude et à l’indisponibilité et les irrite en conséquence. Cependant, je voulais aussi inclure un aspect qui réponde aux besoins du corps humain et offre la possibilité d’un soutien. C’est pourquoi j’ai choisi le textile, que j’aime utiliser comme un élément architectural doux. Les matériaux doux et les textiles sont des liens entre nous et le monde. Nous portons des vêtements ou nous nous blottissons dans des couvertures. L’espace d’exposition blanc et carrelé est prolongé par quelque chose de doux. On pourrait aussi se cacher derrière le tissu, se retirer ou se dissimuler. L’installation contient donc un paradoxe. L’incertitude et l’irritation sont juxtaposées à des aspects doux et sécurisants.

art3 : Avec l’idée de se sentir « plus en sécurité », il y a aussi le besoin de recréer des espaces dans l’espace, comme des cellules. La qualité du tissu joue beaucoup sur les effets attendus.

Aleschija Seibt : Oui, la division de l’espace en zones plus petites est également un élément important. Les enfants construisent souvent des structures caverneuses à partir de chaises et de textiles qu’ils ont trouvés. D’une certaine manière, c’est ce genre d’esprit dans une version abstraite minimaliste. Comme une image rémanente ou un souvenir lointain. Le tissu joue donc un rôle essentiel. Le textile est l’une des premières matières avec lesquelles nous entrons en contact et il nous accompagne en permanence. Lorsque nous sommes bébés, nous sommes enveloppés dans des couvertures et, souvent, les premiers objets que nous aimons sont des textiles. Le pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott a par exemple inventé le concept d’ « objets transitionnels », qui sont souvent des pièces de tissu importantes pour les bébés et les jeunes enfants. Cette chose douce devient leur meilleur ami. C’est la première forme que les êtres humains créent et remplissent de sens.
Cependant, en divisant l’espace, nous avons à nouveau un paradoxe. D’une part, nous avons ce concept d’« espace sûr », mais d’autre part, le visiteur est également confronté à une frontière. Cela peut être un défi. Est-on autorisé à passer ? Comment puis-je le gérer ? Quel est le chemin le plus approprié ?

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Pedro Torres

Résidence octobre > novembre

Dans le cadre de l’échange croisée en partenariat avec Homesession Barcelone.
Avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Institut Ramon Llull.

Lien vers le site de l’artiste

Pedro Torres (Brésil, 1982) est un artiste visuel. Sa pratique artistique se concentre sur des thèmes liés aux concepts du temps, de la distance, de la mémoire, du langage et de l’image, utilisant une variété de médias dans le développement de ses œuvres et de ses projets de recherche. Il a récemment exposé à Aragon Park II (Madrid), The Green Parrot (Barcelone), Casal Solleric (Palma de Majorque), Centro Párraga* (Murcia), Casa Seat* / LOOP Barcelona 2020, Chiquita Room* (Barcelone), Errant. Itinerarios de arte y pensamiento* (Vieille église d’El Pont de Suert), Festival Poesia i + (Caldes d’Estrach), Fabra i Coats : Centre d’Art Contemporani de Barcelone, OTR. espacio de arte (Madrid), Swab Barcelona, Dilalica (Barcelone), Bienal de Cuenca (Équateur), ArtBo (Bogotá, Colombie), CaixaForum Barcelona, BienalSUR (Casa Nacional del Bicentenario, Buenos Aires, Argentine), Festival Embarrat (Tárrega), NC-arte (Bogotá, Colombie), ARCO Lisboa (Portugal), Galería Travesía Cuatro et La Casa Encendida (Madrid), Galería Luis Adelantado* (Valence), Biennale de Mardin (Turquie), Bienal de las Fronteras (Mexique), Blueproject Foundation* et Fundació Antoni Tàpies (Barcelone). Ses vidéos ont été projetées dans différents festivals en Europe, en Amérique du Sud et en Asie. Il a reçu des prix et des subventions, tels que PostBrossa (2021), la bourse d’échange art3/Homesession (2021), la bourse S.O. S ARTE/CULTURA de Vegap (2021), l’appel à production de la Fondation « la Caixa » (2020), finaliste du prix Ciutat de Palma Antoni Gelabert des arts visuels (2020), la bourse de recherche du département de la culture de la Generalitat de Catalunya (2020, 2013), le prix de production de la Sala d’Art Jove de Barcelona (2013) et la bourse de la Fondation Botín (2007), entre autres. Il a effectué des résidences artistiques à Skagaströnd (Islande), Séoul (Corée du Sud), Berlin (Allemagne) et Barcelone (Espagne). Certaines de ses œuvres et publications font partie des collections de MadridAbierto, Fundación Botín, Blueproject Foundation, olorVISUAL collection, ICP New York, UPV/Colección de libros de artista et d’autres collections privées. Il vit et travaille à Barcelone, où il est artiste en résidence au Hangar, Centro de producción e investigación de artes visuales.

 

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À l’écoute des feuilles

Lecture-Performance > 24.09.2021
Au Centre du Patrimoine Arménien, Valence à 18:30

Lecture-Performance et polylogue poétique de l’artiste Astrid S. Klein et Sylvie Arnaud, (autrice et travailleur social), avec le soutien sonore de Filip Kantinol.

L’ère de l’économie de plantation (Plantationocène, d’après Anna Tsing/Donna Haraway) a été fondée par le colonialisme européen et perfectionnée par la capitalisation. La logique de la plantation imprègne et domine les sociétés actuelles, les habitats et les modes de vie planétaires, les économies, l’écologie, la pensée, les sentiments, et les corps des êtres humains ainsi que toutes les relations humaines et non humaines.
Collectivement, les artistes tentent de tisser de nouvelles lignes de connexion dans une époque de déliaison, d’exclusion, d’inégalité et de destruction des fondements de la vie. Ce faisant, ils font référence à la translocation des acteurs végétaux et des non-humains.
De manière transdisciplinaire, les artistes posent des questions sur les nouveaux modes de communication qui placent l’écoute au centre. Leur pratique artistique repose sur un décentrement de la pensée et de l’action et se déploie de manière translocale et transcontinentale.

Ancienne boursière d’art3, Astrid S. Klein a initié À l’écoute des feuilles dans le contexte de ses recherches sur les nouvelles relations dans un temps de déliaisons. L’événement a été rendu possible grâce au soutien du Ministeriums für Wissenschaft, Forschung und Kunst Baden-Württemberg, (Allemagne) et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec art3 Valence et le Centre du Patrimoine Arménien.

 
Lecture-performance À l’écoute des feuilles d’Astrid S. Klein avec Sylvie Arnaud et Filip Kantinol. Photos Phoebé Meyer.

Répétition À l’écoute des feuilles d’Astrid S. Klein avec Sylvie Arnaud et Filip Kantinol. Photos Phoebé Meyer.

Sylvie Arnaud est Française Afro-descendante. Elle est Commissaire / conseillère en art contemporain, en arts médiatiques et en gestion des Arts. Elle est diplômée en Esthétique de l’art sur la question de l’objet rituel en espace d’exposition et en Conception et mise en oeuvre de projets culturels. Elle travaille sur les thèmes d’histoire, de géographie, d’identités transculturelles et sur les déséquilibres entre mémoires, identités et répercussions mémorielles. Elle est aussi journaliste sur les pages Culture et Société et critique d’art pour différents magazines culturels. Elle travaille parallèlement en qualité de travailleur social dans une Unité de protection des

mineurs en Île-de-France qui assure une mission de service public.

Philippe Cantinol – (Filip Kantinol) est un conteur musicien, instrumentiste martiniquais qui représente une oralité affirmée. Il fait exister ses textes à travers gestuelles et chants, questionnant les réalités et les songes avec l’éloquence du conteur de tradition caribéenne puis s’en détache afin d’emprunter des chemins libres et verts.  Il se définit comme un conteur qui dit, chante et danse ses mots. Son instrument de prédilection est le cha cha (percussion afro-caribéenne). Son coup de chacha s’intègre dans divers registres musicaux : «je veux redonner au chacha ses lettres de noblesse et contribuer à ce qu’il redevienne un instrument à part entière, je travaille donc à la maîtrise du rythme et du scintillement des graines ou des billes, ainsi qu’à l’indépendance des mains ». Il collabore à la réalisation de nombreux projets, en concert ou en studio aux côtés de musiciens de renom tels que Alain Jean Marie.

L’artiste allemande Astrid S. Klein a étudié la sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Stuttgart et en études postgradués la vidéo, l’installation et la performance en tant que Meisterschülerin de Joan Jonas. Elle enseigne Artistic Research et Cultural Studies à la Peter Behrens School of Arts de Düsseldorf.
Depuis 2005, elle invite des protagonistes du continent africain, des diasporas africaines, des Caraïbes et d’Europe à collaborer à des projets transdisciplinaires polyphoniques.
Dans sa recherche artistique translocale, le décentrage de sa propre pensée, l’émergence de nouvelles relations à travers d’autres savoirs et les possibilités d’actions communes sont centraux. En cela, elle suit des lignes de connexion et des chemins qui cherchent à laisser derrière eux la bibliothèque coloniale (V.Y.Mudimbe) et à permettre des voisinages vivants, non essentialistes et non innocents.

Photo : Astrid S.Klein © 2021

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Maximilian Bauer

Surface & rythm

Edition
Graphisme : Maximilian Bauer & Sascha Fronczek
Imprimé à 300 exemplaires
Texte : Jasmin Meinold / Traduction : Karl Roth

L’artiste a bénéficié du programme d’échanges destiné à des artistes plasticiens entre la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Ministerium für Wissenschaft, Forschung und Kunst Baden-Württemberg, coordonné par art3 en partenariat avec l’Institut français de Stuttgart.

Composé de différentes parties, l’édition reprend l’idée de l’exposition Larissa présentée à art3 en 2019. L’ensemble est accompagné de définitions en musicologie.

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Anaëlle Vanel

Résidence août > septembre 2021 à Barcelone
Résidence croisée art3
|Homesession

 

Projet en cours, développé en résidence.
Sol in leone

Gerda Taro est la figure centrale de cette édition.
À travers elle et ses photographies, ce sont la bataille de Brunete, les lieux, les traces et la mémoire de cet épisode de la guerre civile espagnole au cours duquel elle mourut, qui sont évoqués. L’ensemble est un montage de photographies réalisées à Brunete et Villanueva de la Cañada, Barcelone et Paris, de documents et de textes, ayants pour unité de temps juillet 1937.

Mes photographies reposent sur le principe de la rareté. Elles sont l’aboutissement d’une sédimentation d’expériences et d’histoires. L’image est dépositaire d’une histoire qu’elle enclot. Il s’agit de préserver cette histoire, le mystère initial de la rencontre, de ne pas abîmer l’objet photographié. La mise en lumière n’est pas destruction ; l’objet ne s’exhibe pas. Alors, ce que l’on voit n’est jamais tout ce qu’il y a à voir. L’écriture est le second versant de ma pratique. L’image naît entre la photographie et le texte.Le texte est un hors-champ qui creuse la photographie. Il ancre l’image dans la durée d’un récit, dans un avant et un après entre lesquels l’image est prise. Le texte permet aussi d’ouvrir la trace, le document à la fiction : l’histoire et le mythe sont les couches successives d’un même palimpseste. Ce qui m’importe, c’est le devenir de l’histoire enclose par la photographie. La photographie ne témoigne pas d’un passé univoque et figé, celui-ci est pris dans un réseau de sens qui le dépasse. Le réel reste à déchiffrer, toujours ambigu. Tout passé relaté nous assigne une tâche pour étayer toujours plus largement notre projet présent. Il n’y a pas de série, pas de centre, pas de début ni de fin. Chaque ensemble de photographies et de textes est fixé au moment de l’exposition. La mise en espace est le moment de réalisation du récit. Le récit naît du rapprochement de réalités éloignées et hétérogènes. Alors, les images deviennent poreuses.
Ces ensembles se développent horizontalement comme un territoire nouveau sur une car te. Les images se font échos, s’attirent, tropismes muet s, comme ceux qui guident la croissance d’une plante.

22 mai 1871, Commune de Paris, deuxième jour de la « Semaine sanglante », Hôtel Cail, Paris, 8e arrondissement. Tirage argentique, 22 x1 8 cm, encadrement 44 x 36 cm, texte transféré au mur, 2018 (exposition Agir, je viens, collection CNAP, Paris).
1935, la tombe de Malevitch, 2018
Tirage argentique, 22 x1 8 cm, encadrement 44 x 36 cm, texte transféré au mur, 2018 (exposition Agir, je viens, collection CNAP, Paris).

BIO-Anaëlle Vanel

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Sarah Degenhardt

Résidence juillet > septembre 2021 à Valence

L’artiste bénéficie du programme d’échanges destiné à des artistes plasticiens entre la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Ministerium für Wissenschaft, Forschung und Kunst Baden-Württemberg, coordonné par art3 en partenariat avec l’Institut français de Stuttgart.

L’expérience du paysage, de la nature et de leurs influences sur les humains et sur leurs habitudes, est le terreau et l’origine de mon travail.
Au cours de mon processus de travail, je les transforme en des images densément réduites qui trouvent leur traduction aussi bien dans un médium analogique que digital, ou combinés et qui sont positionnés précisément dans l’espace d’exposition.
Mes installations multimédias, le travail avec le papier et les sculptures travaillent avec la composition architecturale de l’espace d’exposition, qui reste dans son état d’origine et qui influe sur le travail, ou est transformée par le travail.
Je ne suis pas intéressée par des images surchargées.
Je veux établir un « champ » entre mon travail et le spectateur, une tension concentrée créé par des compositions minimales, lentes et précises, invasives et intenses.
Pour trouver cet élan, une part essentielle de mon travail consiste à trouver le bon rythme dans la composition de la ligne/coupure/mouvement/son.
La salle, la spatialité, les points de référence et quand tout converge, ce sont les éléments et les moments qui m’intéressent constamment.
A l’époque d’une masse de possibilités illimitées et d’une offre excédentaire, chaque individu doit s’appuyer sur ses propres décisions et responsabilités. Cela détermine le « Zeitgesit » (esprit du temps) de ma et future génération. Comment s’orienter, quand les points de référence s’inclinent, s’infléchissent, se brouillent, et que tout est en constant changement.
Le changement et l’ambiguïté comme un état central permanent, telles sont pour moi les caractéristiques de notre temps et constituent une part substantielle de ma réflexion et motivation pour mon travail artistique.

Sarah Degenhardt Marfa, 2019. Plasticine, construction en bois
Le matériau de départ du travail de Marfa est une photographie d’une architecture avec une situation d’ombre et de lumière extrême. Je voulais traduire cette photo sur un autre support, qui reproduirait les informations minimales de la lumière et de l’ombre, mais qui attirerait encore plus l’attention sur les contours. En la transposant sur un support en trois dimensions, l’orientation correcte de la photo originale n’a plus d’importance. A chaque perspective, le contact de l’image est réorganisé.

Sarah Degenhardt, Blue room 2017-18. Installation 3 vidéos, projection sur le mur, son (10mn en boucle).
L’installation vidéo Blue Room consiste en trois projections vidéo, projetées directement au mur avec du son créé en collaboration avec Manuel Sékou. Les formes bleues se glissent dans le noir, en suggérant aussi une surface plate ou une perspective. Dans l’installation, nous nous trouvons dans un espace déterminé par les formes bleues ouvrant de nouveaux espaces, ou nous mettant face à une surface bleue fermée. Est-ce un horizon que nous voyons, ou un bord solide couché devant nous ? Regardons-nous une image plate ou des murs construits dans l’espace ? Le pli de l’espace-structure dans lequel nous sommes attirés sous-tend ses propres règles qui se reconstruisent en permanence . Si tout change constamment avec cette sorte de lente consistance et le temps qui semble déformer l’espace, qu’est-ce qui reste comme référence ?

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Appel à candidature à Stuttgart

Ce programme d’échange permet chaque année à deux artistes de bénéficier d’une bourse de séjour et une bourse de production.
Un.e artiste allemand.e vient résider à art3, un.e artiste français.e séjourne à Stuttgart accueilli.e par l’Institut français de Stuttgart.
La résidence donne lieu au financement d’un projet en collaboration avec la structure d’accueil.

Les dossiers doivent nous parvenir avant le 10 septembre 2021.

2021_Appel-candidature-stuttgart

Le programme d’échanges est destiné à des artistes plasticiens entre la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Ministerium für Wissenschaft, Forschung und Kunst Baden-Württemberg, coordonné par art3 en partenariat avec l’Institut français de Stuttgart.

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Édition art3 / Homesession

Contacto con en entorno

5 ans de résidences artistiques croisées.

Lola Gonzàlez, Laura Llaneli, Luke James, Julia Gorostidi
Benjamin Collet, Mario Santamaria, Antonin Horquin,
Joan Pallè Adélaïde Feriot, Azahara Cerezo, Thierry Liégeois.
Graphisme : Jocelyne Fracheboud.
56 p., n/b.

Avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Institut Ramon Lull.

EN TISSANT DES LIENS
Depuis 2014, art3 (Valence, FR) + Homesession (Barcelone, ES) ont impulsé le programme Résidence croisée, axé sur la mobilité des
artistes. L’initiative conjointe est un échange qui propose, d’une part, à des artistes de la région Auvergne-Rhônes-Alpes de bénéficier d’un séjour à Barcelone et, d’autre part, à un·e artiste catalan·e de connaître le contexte de Valence. La mobilité des artistes est un fait assumé
dans le parcours artistique comme une possibilité de penser, de produire, d’exposer. Au-delà de cette vision pragmatique, la collaboration entre art3 et Homesession tente de tisser des liens et d’ouvrir des possibilités à un·e artiste, en offrant un contexte différent.
Il nous paraît fondamental qu’un artiste puisse consacrer, en dehors d’une pratique quotidienne d’atelier, un temps dédié à la réflexion, ou continuer à produire des oeuvres dans un autre contexte.
Les aspects essentiels auxquels nous croyons sont les liens et les relations qui naissent d’expériences en dehors de son territoire. S’évader d’une zone de confort, s’immerger dans une autre culture et se laisser emporter par les rencontres.
L’édition Contacto con un entorno (Contact avec un environnement) présente un regard sur 5 ans d’échanges artistiques, au cours desquels
11 artistes ont pu voyager, se rencontrer, déambuler, se perdre et partager des expériences singulières. Nous avons échangé avec les artistes depuis leurs points de vue.
TEJIENDO VÍNCULOS
Desde 2014, art3 (Valence, FR) + Homesession (Barcelona, ES) han impulsado el programa Residencia cruzada, enfocado hacia la movilidad
de los artistas. La iniciativa conjunta es un intercambio que ofrece la posibilidad por un lado a artistas de la región Auvergne-Rhônes-Alpes
de beneficiarse de una estancia en Barcelona y, por otro, a un·a artista catalán·a de conocer el contexto de Valence.
La movilidad de los artistas es un hecho asumido en el recorrido artístico como unaposibilidad de pensar, producir, exponer. Más allá
de esa visión pragmática, la colaboración entre art3 y Homesession intenta tejer vínculos y abrir posibilidades a los artistas, ofreciendo un contexto distinto. Nos parece fundamental que el o la artista
pueda disponer, fuera de una práctica diaria en el taller, de un tiempo dedicado a la reflexión, o a seguir produciendo obras desde otro contexto. Un aspecto esencial en el cual creemos son los vínculos y relaciones que nacen desde experiencias fuera del territorio propio. Huir de la zona de confort, estar inmerso en otra cultura y dejarse
llevar por los encuentros.
La publicación Contacto con un entorno presenta una mirada a 5 años de intercambios artísticos, durante los cuales 11 artistas han
podido viajar, encontrarse, deambular, perderse y compartir experiencias singulares. Todos los intercambios surgidos durante estos años como resultado de estas experiencias se han originado
a partir de los puntos de vista de cada unode los artistas.

 

 

 

 

 

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Jean-Charles de Quillacq

Ma sis t’aime reproductive

Exposition 21.05 > 24.07.2021
du mercredi au vendredi
de 14:00 à 18:00
Le 20 mai en présence de l’artiste

Texte de Lotte Arndt
Jean-Charles de Quillacq,
Ma sis t’aime reproductive

L’exposition investit l’économie du désir et des rapports marchands par le biais de la double productivité du corps au travail : corps qui s’emploie physiquement dans la production de biens, de marchandises, d’œuvres et de services ; et qui en même temps se constitue en sujet par l’activation de son propre désir : un désir pourtant, dont la condition pour exister est de parvenir à être aussi celui des autres, indistinctement. Soumis au travail pour garantir sa (re)-production, l’artiste engage sa personne, se dédouble en altérités objectifiées ou fétiches, se décompose en membres isolés, et fabrique sa présence sans pouvoir soustraire pour autant sa personne qui se façonne – joyeusement ou douloureusement – sous le regard de son public.
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Sans titre (jus), 2021. Cuve de reproduction, jus de concombre, 34 l. 50 x 100 x 140 cm. Se sentir physiquement inférieur, se sentir socialement inférieur, 2021. Résine acrylique, silicone talqué, pigment, coton. 30 x 79 x 114 cm. Alexa, 2021. Fibre de verre, époxy, silicone, pigment, talc, sneaker, chaussette. 28 x 83 x 155 cm.
L’odeur du travail, 2021. cuve de reproduction, solution artificielle de sueur (essentiellement chlorure de sodium, hydrogène, urée, méthane), 10 l. 40 x 100 x 130 cm.
Une partie de la cuisine, 2021. Fibre de verre (bassin Aubade), métal (seau de conditionnement de résine époxy), époxy, silicone, pigment, talc. 39 x 45 x 44 cm.


Bulking, 2021 . Film couleur, son, 16 min 40. Regarde-moi bien et dis-moi si tu me connaissais déjà, 2020. Poignée métallique, résine, crème auto-bronzante. 41 x 10 x 18 cm.

Alexa, 2021. Fibre de verre, époxy, silicone, pigment, talc, sneaker, chaussette. 28 x 83 x 155 cm. Sans titre, 2021. Coton, crème hydratante, 22 x 13 x 20 x 11,5 cm. Supplément, 2021. Poignée métallique, résine époxy salie, 4 x 36 x 19,5 cm. Nidal, 2021. Plastique, aliment lacté de croissance, silicone, 31 x 8 x 18 cm. Avoir une petite soeur, penser à moi, 2017-2021. Métal laqué, résine, silicone. 4 x 85 x 19 cm.
Photos Phoebé Meyer.

 

Jean-Charles de Quillacq, né en 1979, vit entre Zurich et Paris. Il a étudié à l’Ecole Nationale Supérieure de Beaux-Arts (Ensba), Lyon et à la Weißensee Kunsthochschule de Berlin. Il est représenté par Marcelle Alix, Paris.

Il développe des ensembles de sculptures, à la fois conceptuels et fétichistes. Souvent, il les montre en invitant d’autres personnes que lui à prendre en charge leur exposition et accepte alors une certaine perte de contrôle sur les déviations potentielles que ces complicités engendrent.
Depuis 2011, quand il était résident à la Rijksakademie à Amsterdam, J.-C. de Quillacq travaille la résine epoxy qu’il malaxe inlassablement comme une « matière psychique ». Il y incorpore d’autres substances comme de la nicotine, de l’urine, du viagra ou peut y souffler de l’encre bleue de stylos-billes. Cet astreignant travail de la bouche souligne l’importance de l’aspect performatif et de l’oralité dans sa pratique, donnant lieu à plusieurs performances en 2018, Le Remplaçant et L’Imitation par les larmes aux ateliers de Rennes – biennale d’art contemporain, Faire Elle à Triangle France (cur. Lotte Arndt et Marie de Gaulejac) ou en 2016 au Palais de Tokyo, Fraternité Passivité Bienvenue (cur. J.-C. Arcos et Vittoria Matarrese).
Quillacq a par ailleurs participé à plusieurs expositions collectives, dont Humainnonhumain, à la Fondation d’entreprise Ricard (cur. Anne Bonnin, 2014), L’Après-midi, à la Villa Arson qui lui a consacré un court ouvrage monographique (Mes mains dans tes chaussures, 2015), À Cris Ouverts, biennale d’art contemporain de Rennes (cur. Etienne Bernard et Céline Kopp, 2018) et Futur, ancien, fugitif au Palais de Tokyo (cur. Franck Balland, Daria de Beauvais, Adélaïde Blanc et Claire Moulène, 2019).

Son travail a également fait l’objet d’expositions personnelles dont Ma système reproductive à Bétonsalon (cur. Mélanie Bouteloup et Lucas Morin, 2019), La Langue de ma bouche, My Tongue Does This To Me, avec Hedwig Houben, à La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec (cur. Emilie Renard, 2018), Getting a Younger Sister, Thinking To Myself aux Swiss Art Awards, dont il est l’un des lauréats (Bâle, 2017), Je t’embrasse tous et Autofonction, toutes deux à la galerie Marcelle Alix qui le représente (Paris, 2016 et 2020).

 

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Résidence de commissaire

Magalie Meunier est en résidence à Leipzig.
1 > 23.06.2021
En partenariat avec Bureau Muséal.

Magalie Meunier présente le journal de bord de sa résidence à Leipzig.

Leipzig-journal de bord

 

Magalie Meunier
Avec une expérience de plus de 10 ans auprès des artistes dans
la réalisation de projets, au sein d’établissements culturels,
d’institutions publiques, d’entreprises privées et de galeries,
Magalie Meunier privilégie les projets de production et de
diffusion d’oeuvres d’art contemporain. Elle a ainsi développé
un large spectre d’expertise dans l’accompagnement artistique.
Elle conseille et accompagne aussi bien les collectivités
et institutions que les entreprises et les artistes dans la
réalisation de leurs actions: expositions, concours et prix,
résidences, commandes publiques, privées ou 1%, recherches
de partenariats, éditions, etc. Elle poursuit également
une activité indépendante de critique d’art et de commissaire
d’exposition.
Ses références : Ville de Vénissieux, Frac Nouvelle-Aquitaine
MÉCA, Bordeaux, CDA Développement, Châtellerault
Université Lyon 2, Réseau documents d’artistes, Institut
d’art contemporain, Villeurbanne, La Salle de bains, Lyon, Le
Plateau, Frac Île-de-France, Irmavep Club, Paris, ADN Factory,
Paris, Galerie gb agency, Paris.

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Charlotte Moth & Mo Laudi

Décalage

Exposition 04.03 > 24.04.2021
sur rendez-vous
du mercredi au vendredi
de 14:00 à 17:00
le 12 mars en présence
des artistes

 

 Vidéo Mo Laudi.

La villa Noailles, à Hyères, en France, est une villa moderniste conçue par l’architecte Robert Mallet-Stevens entre 1923 et 1927. Située en haut d’une colline, elle surplombe la mer. Construite dans les ruines d’un ancien monastère, c’était une maison d’hiver conçue avec tout le confort. Pôle d’avant-garde, elle a attiré de nombreux visiteurs internationaux issus de disciplines diverses – plasticiens, designers, danseurs, artistes, musiciens – qui, invités par ses mécènes Marie-Laure et Charles de Noailles, révèlent un riche aperçu de l’époque inspirée et troublée de son apogée, et une créativité qui a tracé la voie d’un héritage moderniste et surréaliste en France.
Lire la suite du texte en français

The villa Noailles, Hyères, France, is a modernist villa designed by the architect Robert Mallet-Stevens between 1923 and 1927. Situated high up on a hill, it overlooks the sea. Built within the ruins of an old monastery, it was a winter home designed with all comforts. A hub for the avant garde, it attracted many international visitors from an array of disciplines – visual artists, designers, dancers, performers, musicians – who, invited by its patrons of the arts Marie-Laure and Charles de Noailles, reveal a rich insight into the inspirational and troubled times of its heyday, and a creativity that laid the path of a modernist and surrealist legacy in France.
Lire la suite du texte

  Charlotte Moth & Mo Laudi, Décalage.
Charlotte Moth, peinture acrylique, pigments, photographie n/b (détail), 2020.
Mo Laudi, What did Chris Hani say to John Cage, 2020, installation sonore.
Photos Phoebé Meyer.

Biographie Charlotte Moth
Biographie Mo Laudi

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Appel à candidature à Barcelone

Résidence croisée art3 Valence | Homesession Barcelone

art3 a initié cette résidence en partenariat avec Homesession, lieu de diffusion et de résidence à Barcelone avec l’objectif de favoriser la mobilité des artistes et de faciliter la connaissance et les relations avec la réalité artistique de chaque territoire. Un.e artiste de la Région Auvergne-Rhône-Alpes séjourne deux mois à Barcelone et à un.e artiste catalan.ne réside la même durée à Valence.

art3 et Homesesion mettent en commun leur compétence pour accompagner de part et d’autre la recherche de deux artistes. L’artiste sélectionné.e présentera son travail ou sa recherche à l’occasion d’un événement en fin de résidence.

Conditions générales
– Résider ou avoir fait ses études dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes*
– Avoir moins de 40 ans
– Faire parvenir un dossier numérique** qui doit comprendre : 10 – 20 images du travail récent,
– un statement, un avant-projet et un CV actualisé,
revue de presse,
– Le dossier numérique doit nous parvenir avant le 15 avril 2021 à l’adresse suivante :
contact@art-3.org (objet : Candidature Barcelone).
* Etudes supérieures
** Le dossier numérique doit être un seul document PDF ne dépassant pas 6 Mo devant réunir la totalité
des éléments demandés (Statement, images, bio, articles de presse).

Durée
– Août et septembre 2021

Allocation
– 900 € mensuel
– Mise à disposition d’un logement
– 500 € d’aide à la production [200 € : art3 / 300 € : Homesession]

Frais à la charge de l’artiste
– Voyages, nourriture, téléphone.

L’artiste séjournera dans un logement situé dans le quartier de Poble Sec, au centre de Barcelone :
Homesession
C/ Creu dels Molers, 15 – 08004 Barcelone

Mode de sélection
– Les candidatures sont examinées par Homesession et art3 en mai.
– La période de séjour à Barcelone est définie en accord avec la structure partenaire et les modalités de l’échange sont fixées par une convention.

La résidence est soutenue par
la Région Auvergne-Rhône-Alpes,
L’Institut Ramon Llull.

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Francisco Navarrete Sitja

Résidence croisée art3 Valence | Homesession Barcelone

Résidence à distance. De décembre 2020 à mars 2021.

La recherche de Francisco Navarrete Sitja interroge les représentations en relation avec le territoire, la nature et les matérialités du non-humain telles qu’elles se manifestent dans de multiples environnements, du paysage aux attentes liées à l’identité.
Il travaille en combinant des expressions du langage visuel, des archives, de la documentation légale, des graphiques, de la vidéo, des paysages sonores, et des images contemporaines à travers différentes stratégies, formes et média.
Son travail aborde les récits hégémoniques et la perception des imaginaires territoriaux collectifs et les sens symboliques attribués aux matérialités qui articulent ces imaginaires.
Son intention est d’interroger l’historicité des divers contextes socio-politiques et géographiques et explore la relation instrumentale qui les sous-tendent. Il a travaillé avec des communautés qui partagent des souvenirs et les déséquilibres dus à l’extractivisme, au dépeuplement et à la crise climatique, entre autres.

Parco Regionale Naturale Monti Lucretili, Rome

Biographie de Francisco Sitja
La-Becque-COINCIDENCIA-Program
Land-Vorarlberg-KUB-Bregenz-Residency-1
CAIRN-Centre-d-Art-UNESCO-Geopark-of-Haute-Provence

Captures d’écran de Pantalla – Video Collage ; détail et montage salé.

Ce projet interroge la configuration des imaginaires socio-territoriaux et comment nous projetons dans le paysage notre identité. En ce sens, le projet vient de mon intérêt pour les représentations, les stratégies, les dispositifs et agences que l’Etat-nation utilise pour construire un système d’appropriation dans la manière dont un certain territoire doit être perçu, représenté et compris.
Le point de départ du projet est le concept de « Suisse chilienne » ou « la région des Alpes du Chili ». Ce concept est basé sur la notion de « nature vierge » bien que « civilisée » et « moderne » qui a été promue au Chili et dans le monde à travers des représentations graphiques et littéraires.
Cette dénomination a été utilisée pour redéfinir le territoire Araucanien et le « paysage chilien » dans les mémoire collectives, prenant comme référence, les représentations des paysages alpins en Europe.
En ce sens, de cette homologation du « paysage alpin » avec les lacs, la forêt, les rivières et les
montagnes dans le sud du Chili, je me demande quel est l’impact de cette dénomination et comment cela contribue à « nationaliser la nature » dans l’imaginaire national et à « nationaliser l’idée de nation » dans une perspective coloniale d’européanisation.
Pour explorer cela, je travaille avec des représentations en utilisant du bois flotté, des reflets d’eau, des miroirs d’eau, de poussière dans l’eau et les textures des roches des lacs alpins et des lacs andins comme une manière de créer un récit (position ex-centrée de la catégorie humaine) qui reflète la manière dont nous projetons notre identité nationale à travers le paysage.
A travers la représentation de ces matériaux et phénomènes, je développe différentes œuvres qui interroge la conséquence de ces projections dans notre compréhension utilitaire de la nature, ce qui ou non-humain et naturel pour un Etat-Nation, et comment ce récit dominant serait une justification de transformer, exploiter, éradiquer, et exterminer ce que nous appelons naturel.

 

 

 

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Rémi dal Negro

Résidence croisée art3 Valence | Homesession Barcelone

Novembre | Décembre
Rémi dal Negro est en résidence à Barcelone.

3 TRANSITIONS D’UNE MÊME FIGURE
Rémi Dal Negro, Romain Poirier
18 – 20 de noviembre Horarios: 18 noviembre de 17 a 21h
19 y 20 de noviembre de 17 a 20h
Entrada gratuita / aforamento limitado a pequeños grupos de personas

Los artistas residentes Rémi Dal Negro (Sallanches, 1985), Romain Poirier (Aix-Les-Bains, 1985) presentan en Homesession el video “3 transitions d’une même figure” en el marco de la programación del Festival Loop City Screen.

« Al principio de este proyecto, la intención de mostrar las profundidades de las reuniones de Gabber se vinculó al estudio de los dispositivos de comunicación sintética que se estaban desarrollando en los años 90. 3 transitions d’une même figure nace de una colaboración en la que la mezcla de experiencias sensibles relacionadas con la fiesta y la escucha activa se plasman en un video-sonido. Contiene una travesía hacia la psicomagia y se crea entre el rugido de un coche tuneado y la escucha hidrófona del pez leuciscus idus. »

Rémi Dal Negro, Romain Poirier

Los artistas son residentes en homesession durante los meses de noviembre y diciembre en el marco del proyecto Exchange en colaboración con el centro de arte frances art3 (Valence, Francia).

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Stéphane Thidet

Son Silence
Exposition 18.09 > 30.10.2020
du mercredi au vendredi
de 14:00 à 18:00
Entrée libre

L’exposition Son silence présente trois œuvres qui, au contraire d’être silencieuses, produisent du son, émanant de différentes sources, entre la captation en direct, une lecture aléatoire et une note.
Comment as-tu pensé les trois œuvres ensemble ?Le silence n’est pas le vide.
J’ai souhaité l’habiter par des éléments simples, tel qu’un bourdon produit par une branche qui tient verticalement entre le sol et la touche La d’un synthétiseur ; un sac à dos qui énumère aléatoirement les éléments de ponctuation de la langue française ainsi qu’une basse orageuse produite par un micro qui racle le sol, produisant un rythme selon le quadrillage du carrelage de la salle d’exposition.
Lorsque l’on se trouve dans un espace extrêmement silencieux, c’est sûrement à ce moment que l’on entend le plus précisément les sons de notre corps. Ce sont sûrement ces sons qui m’habitent en ce moment.

Pour l’exposition à art3, tout semble être là, avec l’impression, que malgré tout un différé est opérant. Est-ce que cela te parle ?

Oui. Si chaque geste que je réalise est évidement adressé à autrui, cela n’empêche pas qu’ils résultent d’une situation passée. Un moment qui j’espère transpirera dans la forme finale que je propose.
Il y’a aussi dans cette exposition une œuvre de dernière minute : Jaune, plus de jaune.
Il s’agit de citrons frais recouverts de feuille d’or, un peu à la manière d’une couverture de survie. S’il me paraît essentiel que l’espace d’exposition reste un lieu de travail et d’improvisation, il y a aussi dans cette proposition quelque chose lié au vivant, à une forme qui va évoluer au cours de l’exposition : les citrons vont peu à peu sécher, se flétrir. Ainsi leur aspect final échappe à mon contrôle.
Entretien entre Stéphane Thidet et art3, septembre 2020.



Vue de l’exposition de Stéphane Thidet, Son silence. Le son du sol, 2010. micro sans fil, câble, moteur, mobile, Ampli. Collection Antoine de Galbert, Paris.
Là. 2020. Synthétiseur Microkorg, branche. dimensions variables. Courtesy de l’artiste. Son silence, 2020. Sac à dos, ampli, voix. Courtesy de l’artiste.
Jaune, plus de jaune, 2020. Citrons, feuilles d’or. Courtesy de l’artiste. Photos Phoebé Meyer.

 
. 2020. Synthétiseur Microkorg, branche. dimensions variables.
Le son du sol, 2010. micro sans fil, câble, moteur, mobile, Ampli. Collection Antoine de Galbert, Paris.

 

Stéphane Thidet est né en 1974. Il vit à Paris et travaille à Aubervilliers.
Il est diplômé de l’ENSBA, Paris (2002) et de ESBA de Rouen (1996).
Il est représenté par les galeries Aline Vidal, Paris et Laurence Bernard, Genève.

Expositions personnelles (sélection)
2020
Son silence, art3.
Impatience, Galerie Laurence Bernard, Genève
2019
Le tour du vide, Le Carré, Château-Gontier
There is no Darkness, Domaine de Chaumont-sur-Loire, Chaumont-sur-Loire
2018
Détournement, La Conciergerie, Paris
Solitaire, Chiesa di Santa Monaca, Florence
2017
Tout un monde, Fondation pour l’Art Contemporain- Espace Écureuil, Toulouse
Sur le fil, Le Pavillon Blanc, Colomiers
2016
Désert, Abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen l’Aumone
Une histoire vraie, Fiac hors-les-murs, musée Eugène Delacroix, Galerie Aline Vidal, Paris
Solitaire, Collège des Bernardins, Paris
2015
Au fond du jardin, Galerie Michel Journiac, Paris
Excepté le soleil, Galerie Laurence Bernard, Genève
From Walden to Space – Chapter II / The Hut, Nuit de la Philosophie (Avril 2015), New-York et Pioneers Works, Brooklyn

Expositions collectives (sélection)
2020
Le voyage à Nantes, Théâtre Graslin.
dé(S)rives#3, Le port de l’Arsenal, Paris
Le vent se lève, Mac Val, Vitry-sur-Seine
Expérience pommery#15 – Introspection, Domaine Pommery, Reims
2019
Là où les eaux se mêlent, Biennale de Lyon, Usine Fagor, Lyon
On Fail[l]ed Tales and Ta[y]lors, avec Suspended Spaces, Tabakalera, San Sebastian
De(s)rives #2, Marché Beauvau, Paris
Emotional communities, Galerie Beijing, Shenzen
La Lune, Grand Palais, Paris
A volta de Fordlândia, avec Suspended Spaces, Fotoativa, Belém
Souvenirs de voyage, Musée de Grenoble, Grenoble
D’un soleil à l’autre, Base sous-marine, Bordeaux
2018
De(s)rives, une itinérance dans l’Île Saint- Louis, Galerie Aline Vidal, Paris
Sculpter (faire à l’atelier), Musée des Beaux-Arts de Rennes, Rennes
2017
Le Voyage d’Hiver, Château de Versailles, Versailles
Voorlinden Museum, Wassenaar, Pays-Bas
International New Media Art Festival, Diaoyu Fortress, Hechuan
3 years anniversary group show, Galerie Laurence Bernard, Genève
Un été au Havre, Bassin du Commerce, Le Havre
Monts et Merveilles, Le Portique, Le Havre
Le partage des eaux, Parc des Monts d’Ardèche
Un Monde Intranquille, CAC, Meymac
2016
Nuit Blanche, Parvis de l’Hotel de Ville, Paris
Gigantesque !, Domaine Pommery, Reims
Switch On !, Palácio Pombal, Lisbonne
Paysage inversé, Muches de Domqueur, Domqueur
Day for night, collection video d’Antoine de Galbert, Le SHED, Notre Dame de Bondeville
Sortir du Livre, Mains d’oeuvres, Saint-Ouen

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Aleschija Seibt

Aleschija Seibt est en résidence à art3 de juillet à septembre 2020.

 

Choreography of 37 gaps, 2020, inked buttermilk on window glass, installation during the exhibition Aber alles blieb unverändert, Staatliche Akademie der bildenden Künste München

Eight walls (soft architecture), 2017, linen fabric, installation during the exhibition Overlap, Kunsthaus L6, Freiburg

 

Stage, 2017, buttermilk inked with tempera, installation during the exhibition fern nah gleich anders, periscope, Salzburg

White forms defining the view through windows. Panels of fabric changing the perception of a room. Ropes that wander through an exhibition space. Aleschija Seibt’s work follows a rhythm and determines a rhythm. Processes and daily motion sequences are overarching themes. Further, the reception of an art work and its temporality is regarded. Architectural situations as well as shapes and sizes from urban spaces build the basis of her installations. Commonly, the artist considers the work as some sort of experiment consisting of modules that are used to question the processes in a given space.

Des formes blanches définissant la vue à travers les fenêtres. Des panneaux de tissus qui modifient la perception d’une pièce. Des cordes qui parcourent un espace d’exposition. Le travail d’Aleschija Seibt suit un rythme et détermine un rythme. Les processus et les enchaînements de mouvements quotidiens sont des thèmes prédominants. En outre, la réception d’une œuvre d’art et sa temporalité sont considérées. Des contextes architecturaux ainsi que des formes et des dimensions issues d’espaces urbains constituent la base de ses installations. Généralement, l’artiste considère l’œuvre comme une sorte d’expérience composée de modules qui servent à interroger les processus dans un espace donné.

*1983 Giengen a. d. Brenz

2010 – 2011
« Meisterschülerin » with Prof. Toon Verhoef, Staatliche Akademie der Bildenden Künste Karlsruhe
2005 – 2011
Studies of Fine Arts, Staatliche Akademie der Bildenden Künste Karlsruhe

Awards and residencies (selection)

2020
art3, Valence, Scholarship of the Ministry of Science, Research and the Arts, Baden-Württemberg in collaboration with Région Auvergne-Rhône-Alpes and Institut français Stuttgart
2019
in:vzbl, studio residence, Solidart, Timisoara
2016
Athens, studio residence, ZLR Betriebsimperium
2015
a room that…, studio residence, Baumwollspinnerei, Leipzig
2014
Citè Internationale des Arts, Paris, Scholarship of the Ministry of Science, Research and the Arts, Baden-Württemberg

Solo Shows (selection)

2019
in search of VIZIBIL, with Oana Vainer, Solidart, Timisoara
2017
Overlap, with Tobias Buckel, Kunsthaus L6, Freiburg
2016
it`s not antique, Trianon cinema, Athens
IN THE MEANTIME, Großer Frühjahrsrundgang, Baumwollspinnerei Leipzig
2015
45 nights, 45 days, Bikini, Lyon
Double Boucle, with Oana Vainer, Institut francais, Stuttgart
A crater is blasted into the surface of the moon. No specific shape., with Christian Falkner, SSBA – Salon, Amsterdam
2014
blank, Ride on Projects, Karlsruhe
HinkePinke, Le corridor, Cité Internationale des Arts, Paris
2013
BALLROOM, with Zora Kreuzer, artist-run space Im Hinterzimmer, Karlsruhe
Case Study, vitrine for exhibitions, Hannover

Selected Group Shows

2020
Aber alles blieb unverändert, Staatliche Akademie der Bildenden Künste München
2018
Thresholds, Gonzo Unit, Thessaloniki
HELLO mold, Projektraum mold, Karlsruhe
2017
30 Jahre Retour de Paris, Art Karlsruhe
fern nah gleich anders, periscope, Salzburg
2016
Tourneé, Erratum, Berlin  –  Saga, Stuttgart  –  Im Hinterzimmer, Karlsruhe  –  L’oeil-de-boeuf, Lyon  –  Astérides Ateliers D’artistes, Marseille
FLIRT, Projektraum Ameisenberg,  Stuttgart
a room that… what?, Winterrundgang, Baumwollspinnerei Leipzig
2015
Heimspiel, Neuer Kunstverein Aschaffenburg
Höhenluft 10, Kunstverein Wilhelmshöhe, Ettlingen
Connexion en cours, Goethe – Institut, Paris

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Appel à candidature à Stuttgart

Programme international de résidence
à Stuttgart

Ce programme d’échange permet chaque année à deux artistes de bénéficier d’une bourse de séjour et une bourse de production.
Un.e artiste allemand.e vient résider à art3, un.e artiste français.e séjourne à Stuttgart accueilli.e par l’Institut français de Stuttgart.
La résidence donne lieu au financement d’un projet en collaboration avec la structure

Conditions générales :
– résider en région Auvergne-Rhône-Alpes, ou avoir fait ses études en Auvergne-Rhône-Alpes*,
– avoir moins de 40 ans,
– faire parvenir un dossier artistique numérique qui doit comprendre :
– 10-20 images du travail récent,
– un avant-projet et un CV actualisé,
– une revue de presse, textes.
– les documents doivent comporter votre prénom et nom et nous parvenir avant le 12 septembre 2020.
à envoyer à contact@art-3.org ( objet : candidature Stuttgart)
*cursus scolaire supérieur

Durée :
– 3 mois : février – mars – avril.

Allocation :
– 3 000 €

Logement :
– mise à disposition d’un studio à la Kunststiftung Baden-Württemberg GmbH.

Frais à la charge de l’artiste :
– voyages, nourriture, téléphone.

La période de séjour à l’étranger est
définie en accord avec la structure partenaire et les modalités de l’échange sont fixées par une convention.

Le programme d’échanges est destiné à des artistes plasticiens entre la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Ministerium für Wissenschaft, Forschung und Kunst Baden-Württemberg, coordonné par art3 en partenariat avec l’Institut français de Stuttgart.

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actualités

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Adelaïde Feriot

Carbone

Exposition 22.02 > 18.04.2020
Prolongée jusqu’au 17.07

du mercredi au vendredi
de 14:00 à 18:00
Entrée libre.
Avec le soutien au projet du Département de la Drôme.

Est-il possible aujourd’hui de capturer la beauté du vivant sans aborder l’impact des comportements humains sur elle ?
Adélaïde Feriot choisit d’aborder cette question en accordant une place centrale au corps, afin de retranscrire son potentiel sensible d’observation. Elle livre ainsi par son travail des environnements capturés, réminiscences d’expériences vécues et partagées collectivement.
Pour son exposition à art3, l’artiste propose une installation – Carbone – dressant le portrait symbolique d’un paysage que les flammes auraient entamé.
La porte franchie, un panorama brumeux dévoile une nature figée dans le temps.
Pris par le feu, les vestiges poudrés d’un chêne majestueux couvrent les murs.Des éléments naturels, fondus dans un matériau natif, le plomb, structurent l’espace, comme des corps emprisonnés sous les cendres. Chardons et roses trémières se déploient sur les murs, plantes sauvages à la propagation difficilement encerclable par l’homme, ici maintenues par des fils de plastique aux couleurs
fluo. Suspendues au plafond, deux pairs de mains soutiennent des rameaux de laurier. D’apparence immuable, les sculptures s’équilibrent pourtant grâce à un subtil jeu de répartition des forces qui les empêchent de ployer sous leur propre poids.
L’installation construit une évocation poétique d’une nature asphyxiée, et maintient une tension effective et ambivalente à la toxicité. Celle des composants nocifs pour l’homme – la poudre de charbon inhalée, le plomb touché – et celle des matériaux de consommation nuisibles pour la nature – les fils de plastique fluo, mimant la stratégie des plantes grimpantes, s’entremêlent et se propagent. Illustrant la résilience humaine face à cette distension, un chant polyphonique s’élève, qui vient charger Carbone de ses vibrations. Les voix de Fanny Ansel et Céline Peran se mêlent, recherche d’une balance entre essoufflement et persistance, soulevant subtilement la contradiction entre un milieu naturel consommé, consumé, et la manière dont l’homme y insuffle une nouvelle vie.
Sarah Mercadante


Carbone, 2020. Poudre de charbon de chêne. Avec l’aide de Lucy Da Silva.
Saudade, 2019. Plomb, coton, Polychlorure de Vinyle, charbon. Avec l’aide de Eric Feriot. Production Palais de Tokyo.
Laurier, 2019. Plomb, coton, mûres, sureaux, millepertuis, bleu de méthylène, charbon. Avec l’aide de Eric Feriot et Mathilde Chassaigne. Production Palais de Tokyo
Photo Phoebé Meyer

Brune, 2019. Chant polyphonique. Composition musicale Fanny Ansel.
Interprétation Fanny Ansel et Céline Peran. Costumes Pierre Antoine Vettorello.


Laurier, 2019. Plomb, coton, mûres, sureaux, millepertuis, bleu de méthylène, charbon. Avec l’aide de Eric Feriot et Mathilde Chassaigne. Production Palais de Tokyo. Photos Phoebé Meyer.

Adélaïde Feriot est née en 1985 à Libourne. Elle vit et travaille à Paris. Elle a été formée à l’ENSAAMA Olivier de Serres et à l’école nationale supérieure des Beaux-arts de Lyon.
Expositions personnelles
2018
 Eclipsi, Homesession, LOOP Barcelona Festival, Barcelona (ES).
2017
 Parle-leur, Adélaïde Feriot – Lena Hilton, Galerie Samy Abraham, Paris (FR).
2015
 Eternelle jeunesse / Insulaire / Insulaire / Collerette / Insulaire / L’étang / Sans bruit, parfois avec fracas / Le belvédère / L’hésitation / L’observatrice, La vitrine, Antenne du FRAC Ile-de-France, Paris (FR).
2014
Eternelle jeunesse, IAC Galeries Nomades, Angle art contemporain, St Paul les trois châteaux (FR).
2013
 Sans bruit, parfois avec fracas, ArtImage, La chapelle du Carmel, Chalon-sur-Saône (FR).
2012
Le souffleur, Galerie Marine Veilleux, Paris (FR).
Expositions collectives (sélection)
2019
 SOME OF US – an overview on French Art Scene, NordArt Kunstwerk Carlshütte, Büdelsdorf, (DE). Curators : Jérôme Cotinet-Alphaize et Marianne Derrien.
Recuerda el fuego de agosto, Fabra I coat, Barcelona (ES). Curators : Sant Andreu Contemporani.
RATHER THAN MÁS BIEN QUE EN LLOC DE, La Virreina Centre del Imatge, Barcelona (ES). Curators : BarProject.
2018 
PEGA, Homesession, Barcelona (ES).
L’invitation aux Musées, CND Pantin, Le Magasin des horizons, Grenoble (FR). Curator : Béatrice Josse.
Les écriture bougées, DOC, Paris (FR). Curator : Aziyadé Baudouin Talec.
Le soleil se lèvera demain, Wonder Liebert, Bagnolet (FR). Curator : Marianne Derrien.
Sculpter (faire à l’atelier), FRAC Bretagne, Rennes (FR).
SHELVES, HANGERS, DESKS, Le coeur, Paris (FR). Curator : Lia Rochas-Paris.
Formes d’histoires, Les tanneries, Amilly (FR).
2017
 PATTERN, Maison des arts de Laval, Québec (CA). Curator : Chloé Grondeau.
Empreintes Mouvantes, IAC hors les murs, Maison des Arts de Aime-la-Plagne (FR).
Initiales/La revue – Pierre Klossowsky, avril 2017.
Ese algo que está a medio camino entre el color de mi atmósfera típica y la punta de mi realidad – Tabacalera, Madrid (ES). Curator Juan Canela & Stefanie Hessler.
ARCO Madrid (ES) – Opening – Galerie Samy Abraham.
RDV 2017 – CAFA Art Muséum, Pékin (RPC).

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Appel à candidature à Barcelone

Résidence croisée art3 Valence | Homesession Barcelone.

art3 a initié cette résidence en partenariat avec Homesession, lieu de diffusion et de résidence à Barcelone avec l’objectif de favoriser la mobilité des artistes et de faciliter la connaissance et les relations avec la réalité artistique de chaque territoire. Un.e artiste de la Région Auvergne-Rhône-Alpes séjourne deux mois à Barcelone et à un.e artiste catalan.ne réside la même durée à Valence.
art3 et Homession mettent en commun leur compétence pour accompagner de part et d’autre la recherche de deux artistes. L’artiste sélectionné.e présentera son travail ou sa recherche à l’occasion d’un événement en fin de résidence.

 

Conditions générales
– Résider ou avoir fait ses études dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes*
– Avoir moins de 40 ans
– Faire parvenir un dossier numérique** qui doit comprendre :
10 – 20 images du travail récent,
– un statement, un avant-projet et un CV actualisé,
revue de presse,
– Le dossier numérique doit nous parvenir avant le 08 mai 2020 à l’adresse suivante :
contact@art-3.org (objet : Candidature Barcelone).

* Etudes supérieures
** Le dossier numérique doit être un seul document PDF ne dépassant pas 6 Mo devant réunir la totalité des éléments demandés (Statement, images, bio, articles de presse).

Durée
– De novembre à décembre 2020

Allocation
– 900 € mensuel
– Mise à disposition d’un logement
– 500 € d’aide à la production [200 € : art3 / 300 € : Homesession]

Frais à la charge de l’artiste
– Voyages, nourriture, téléphone.
L’artiste séjournera dans un logement situé dans le quartier de Poble Sec, au centre de Barcelone :
Homesession
C/ Creu dels Molers, 15 – 08004 Barcelone

Mode de sélection
– Les candidatures sont examinées par Homesession et art3 fin mai.
– La période de séjour à Barcelone est définie en accord avec la structure partenaire
et les modalités de l’échange sont fixées par une convention.

La résidence est soutenue par la Région Auvergne-Rhône-Alpes,
L’Institut Ramon Llull.

   

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Programme de résidences

Léa Ducos
est en résidence à Stuttgart de février à avril 2020.

Léa Ducos & Lisa Mühleisen, Martyrs and Bananas.
19 Juni – 26 Juli 2020
Kunstraum34, Stuttgart

 

 

 

 

 

Elle est accueillie à la Kunststiftung, Stuttgart.
L’artiste bénéficie du programme d’échanges destiné à des artistes plasticiens entre la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Ministerium für Wissenschaft, Forschung und Kunst Baden-Württemberg, coordonné par art3 en partenariat avec l’Institut français de Stuttgart.


Léa Ducos, Space Oddity, 2018. matériaux mixtes, 56 x 54 x 67 cm.

Née à Perpignan en 1989. Vit et travaille à Paris.

2017 DNSEP Art, mention espace, École d’Art et Design de Saint-Étienne, France.
2016 Master Practicas Artisticas Contemporaneas, Facultad de Belas Artes de
Universidad do Porto, Portugal!. 2015 DNAP Art, Félicitations du Jury, École d’Art et Design de Saint-Étienne, France.

EXPOSITIONS
2019
Panique, Le Post, Paris 9, France
Nos Salades, Pierre Curie, Ivry-sur-Seine, France
Les Arcanes, Quatre-Vingt-Onze, Paris
2018
Jardin d’hiver, Tentacule, Paris
Parasites, Tentacule, Paris 18
2017
Les diplômés, École d’Art et Design de Saint-Étienne
Partir un jour, Forces Motrices, École d’Art et Design de Saint-Étienne
2016
« Vous me troublez, Anne-Lise », médiathèque, École d’Art et Design de Saint-Étienne
Os nomes opacos que damos às coisas, Forùm da Maia, Maia, Portugal
2014
Résistances, Lieu d’Art Contemporain, Saint-Étienne, France
Bruits de fonds, Galerie Ceysson & Bénétière, Saint-Étienne, France

PUBLICATIONS
2015 “ Ah, tu fais du dessin ? “#2
2015 Revue fig. n°1

 

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Marc Nagtzaam, Borrowed Space

BOOK
34,5 x 48 cm, 24 p.
14€
Co édition ROMA et art3.

 


 

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Azahara Cerezo

Résidence & présentation

Homepage to labour

Présentation jeudi 21 novembre de 12:00 à 18:00.
Exposition 22 > 29.11.2019
du mercredi au samedi de 14:00 à 18:00
En partenariat avec Homesession.
Avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’Institut Ramon Llull.

cerezo, homepage to labour


Homepage to labour, 2019. 24 impressions laser, dimensions variables.
Edition Homepage to labour, 24 p., 21 x 14,8 cm, n/b. Photos Azahara Cerezo.

En 1942, sous l’occupation allemande, la sculpture en bronze réalisée par Charles Théodore Perron a été retirée de l’espace public en tant que monument commémorant le travail. Comme tant d’autres monuments sur le territoire français, plus d’un millier entre 1940 et 1945, elle a été conçue pour utiliser les matériaux de divers types d’industries, en particulier la guerre. De cette sculpture reste un socle vide avec l’inscription « Hommage au travail », qui se trouve aujourd’hui sur une place d’Ivry sur Seine, aux portes de Paris. Le piédestal exerce une sorte d’inversion entre signification et signifiant, signalant sans cesse un monument au travail absent. Prenant cette faille sculpturale comme point de départ, je demande à plusieurs professionnels s’ils peuvent faire un croquis pour restituer ce monument. Les propositions de sculptures sont confiées à des designers 3D qui offrent leurs services sur une plate-forme virtuelle pour les freelances du monde entier, basée sur un flux continu de travaux immatériels sous des paramètres de délocalisation, de compétitivité et d’immédiateté.
« Homepage to labour », qui joue dans son titre avec la similitude entre les mots « hommage » et « homepage », est une œuvre conçue pour être montrée au mur et également lue ou vue comme une publication, dans un geste inachevé qui en permette l’exposition, mais aussi son éventuelle extension. Elle s’articule autour de la compilation de ces esquisses sculptées numériquement et de l’utilisation des conversations qui configurent la commande.
La conversation se compose d’extraits de différents échanges, construisant un certain fil narratif en même temps qu’il est fragmenté, faisant allusion à des espaces que nous ne voyons pas à travers l’écran et à des temps interstitiels qui interrompent et révèlent un travail continu au présent. De même, les images envahissent partiellement d’autres pages, tentant de faire allusion, dans l’ensemble, aux nouvelles géographies du travail dans un cadre de déterritorialisation et d’accélération des communications.
Azahara Cerezo, Homepage to Labour.

In 1942, under the German Occupation, the bronze sculpture made by Charles Théodore Perron was removed from public space as a monument to work. Like so many other sculptures throughout France, more than a thousand between 1940 and 1944, it was cast to use the material in various types of industry, especially warfare. From this sculpture remains an empty pedestal with the inscription « Hommage au travail », which is today in a square of Ivry sur Seine, at the gates of Paris.
The pedestal exercises a sort of inversion between meaning and signifier, constantly pointing to an absent monument to work . Taking this lack of sculpture as a starting point, I ask several professionals if they can make a sketch to somehow restore this monument. Sculpture proposals are entrusted to 3D designers who offer their services on a virtual platform for freelancers from all over the world, which is based on a continuous flow of immaterial work under parameters of delocalisation, competition and immediacy.
« Homepage to labour », which takes in its title the similarity between the words « homage » and « homepage », is a piece conceived to be shown on a wall and also read or seen as a publication, in an unfinished gesture that allows its exhibition, but also its possible extension. It is articulated around the compilation of these digitally sculpted sketches and the use of the conversations that configure the commissioning. The conversation is composed by extracts from different conversations, constructing a certain narrative thread, at the same time as it is fragmented alluding to spaces that we do not see through the screen and to interstitial times that interrupt and reveal a continuous working present. In the same way, the images partially invade other pages, trying to allude, overall, to the new geographies of the work within the frame of deterritorialization and accelerated communications.

Azahara Cerezo (Gérone, 1988). Vit et travaille entre Paris et Gérone.

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