Bruno Bellec
Dorothea Schulz, La Chambre dans laquelle j’ai appris la langue française
Juste une image en collaboration avec ERBA de Valence
Bilan des deux séminaires organisés à Moly-Sabata par art3 en partenariat avec l’ENBA de Lyon
Pascal Thevenet, Morning Pack
Utopies urbaines : quadrillage ou laboratoire ?
- Andrea Blum : Baby Boom Project and Nomadic House
- Allan Sekula : School Is a Factory, 1978/80
- Livres d’artistes, monographies, ouvrages thématiques : proposition de mise en espace de Sabine Anne Deshais
_________________________________________________________________________
Bruno Bellec
Exposition du 27 novembre 2001 au 12 janvier 2002
Restitution des séjours collectifs 2000 à Moly-Sabata.


Vue de l’exposition – art3
La façon dont apparaît l’image dans mes peintures découle d’une approche exploratoire. Cette investigation dans l’élaboration de l’œuvre m’a permis de constituer un vocabulaire plastique élémentaire. Mes premiers travaux sont à l’encre. Briques contiguës, squelettes d’architecture ou bien de paysages imaginaires sont le résultat d’une utilisation « automatique » du pinceau. Suit une série de peintures à l’encre (1991/1998) réalisée à l’aide de rouleaux. L’application simple, sans mouvement complexe de l’outil, en larges bandes colorées qui se chevauchent, évoque des paysages montagneux, des effets de relief aux prises avec la lumière et les brumes. Intuitivement reconnu par l’œil, ces formes ou compositions limitées offrent malgré la pauvreté des moyens utilisés des perceptions précises.
Le papier constitue un élément essentiel dans ma démarche plastique. Il y a un temps, une pose où l’image peinte s’estompe avant de se fixer à sa surface. Autrement dit, le support papier devient « volume » infime, où l’image en rétention affleure à sa surface.
Je pars en général d’un papier humidifié posé au sol. J’applique à l’aide de brosses ou d’ustensiles divers les couleurs en nappe ou par goutte. Des traits apparaissent, se défont, d’autres applications les révèlent à nouveau. Dans ce laps de temps assez court l’observation de tous ces « chaos infimes » successifs ouvre des perspectives nouvelles. Il faut alors recommencer les interventions dans une approximation méticuleuse. Plus d’eau, moins de pigment, ou bien plus d’attente entre chaque intervention, et l’image saisie, comme posée dans une déliquescence, devient support de rêverie.
L’abstraction joue de la familiarité des formes. C’est au final un équilibre fragile où les vibrations persistent entre soustraction et agglomération.
Dans les approches multiples de mes derniers travaux, j’ai voulu trouver cette continuité où un élément est repris d’une œuvre à l’autre. Chaque peinture prolonge la suivante à la manière d’un récit. Bruno Bellec, 2001
Bruno Bellec est né en 1965. Il vit et travaille à Paris.
Etudes
1988 DNSEP Ecole Régionale des Beaux-Arts du Mans
Expositions collectives
1998 « ENTRE OPACITE ET TRANSPARENCE » FRAC Auvergne, 1999 Ecuries de Chazerat, Clermont-Ferrand.
13 bis », Clermont-Ferrand, exposition co-réalisée par Le Creux de de L’Enfer, Centre d’art contemporain de Thiers et l’assoc. art 3 Oeuvres du Fonds Départemental d’Art Contemporain N°5. Hôtel du Département, Clermont-Ferrand.
Acquisitions / collections publiques
1996 FRAC Auvergne
1997 Fonds Départemental d’Art Contemporain (Puy-de-Dôme)
Bourse
1997 Aide individuelle à la création, DRAC Auvergne,
Séminaires
2000-janvier 2002 Séminaires organisés à Moly-Sabata par art3
en partenariat avec l’Ecole nationale des beaux-arts de Lyon.
_________________________________________________________________________
Dorothea Schulz, La Chambre dans laquelle j’ai appris la langue française
Exposition du 4 octobre au 4 novembre
au Musée de Valence et à art3
dans le cadre du programme d’échanges entre la Région Rhône-Alpes et le Land Bade-Wurtemberg.




Vues de l’exposition à art3 et au Musée de Valence
La chambre-installation que Dorothea Schulz nous invite à pénétrer n’est pas une reconstitution réaliste ou vraisemblable de l’endroit où l’artiste a réellement « appris la langue française ». Il s’agit plutôt d’un espace à la fois imaginaire et métaphorique.
Dorothea Schulz est allemande, elle vit et travaille à Stuttgart et ne disposait à son arrivée à art3 que des connaissances très élémentaires de la langue française, à peine de quoi se faire comprendre chez le boucher. Son projet artistique fut dès lors de mettre à profit son séjour pour apprendre, selon une méthode très personnelle, le français. Cette première étape du projet, elle l’a intitulée « Enseignez-moi votre langue, s’il vous plaît ». Transformant ses interlocuteurs, issus des horizons les plus divers, en « enseignants », elle a ainsi choisi de systématiser l’arbitraire de tout apprentissage d’une langue étrangère. Surtout, elle s’est par là même livrée à un exercice inhabituel pour un artiste dont le champ d’expression coutumier est le visuel, car son effort s’est dès lors concentré sur son sens auditif, à l’écoute de tous les stimuli linguistiques qui lui parvenaient sous la forme de signaux sonores, cours de ses « enseignants », radio, bouts de conversation interceptés au hasard. Autrement dit, son rapport à l’espace comme champ d’action privilégié s’en trouvait bouleversé et c’est de ce bouleversement que Dorothea Schulz choisit de rendre compte paradoxalement par la visualisation-mise en scène d’un lieu, d’une « chambre ». Le choix du mot « chambre », qui se retrouve dans le titre de l’exposition
La Chambre dans laquelle j’ai appris la langue français n’est évidemment pas anodin. Il sert à attirer l’attention du spectateur francophone d’une part sur l’origine allemande de l’artiste (un germanisme fréquent consiste à dire « chambre » pour « pièce »), et d’autre part sur la polysémie du mot. A l’évocation du mot « chambre », on peut indifféremment penser à l’espace polyvalent qu’est par exemple la chambre d’enfant, lieu d’individuation par excellence (où l’on peut aussi bien faire ses devoirs que jouer, bouder, pleurer, s’enfermer…), mais aussi à la chambre à coucher, lieu de la plus profonde intimité. Dans la langue française, la chambre c’est aussi le lieu de la révélation, le lieu qui rend possible l’image visuelle, qu’on pense à des expressions comme « chambre noire » ou « chambre de l’œil » qui désigne l’espace entre l’iris et la cornée, autrement dit, le lieu de l’obscurité qui seul rend la lumière possible. La chambre de Dorothea Schulz est aussi un de ces espaces de visualisation métaphorique. Elle révèle au spectateur francophone une partie de sa propre langue qui lui reste cachée par excès d’habitude en même temps qu’elle lui livre l’espace intérieur de l’artiste.
L’exposition est accompagnée d’un livre, qui constitue le troisième volet du projet de Dorothea Schulz, à la fois objet à part entière et partie intégrante du projet global, qui s’intitule : Apprendre le français. Judith Yacar
Dorothea Schultz est née en 1965. Elle vit et travaille à Stuttgart.
Etudes
1982 – 1987 Kunsterziehung, Staatliche Akademie der Bildenden Künste, Stuttgart sous la tutelle du professeur KRH Sonderborg
1985 – 1988 Studium der Germanistik, Universität Stuttgart (Wiss. Beifach der Kunsterziehung)
1988 – 1989 Staatliche Akademie der Bildenden Künste, Stuttgart
Sous la tutelle du professeur KRH Sonderborg
Depuis 1995 à enseigné à la Staatlichen Akademie der Bildenden Künste, Stuttgart et au sein de la section Design Graphique de Pforzheim, Grundlagen der Gestaltung, ,Visuelle Kommunikation
Bourses
2000 Bourse de séjour à Valence (trois mois) – Ministeriums für Wissenschaft und Kunst (Baden-Württemberg)
1998 Bourse de séjour à Strasbourg (3 mois) – Ministerium für Wissenschaft und Künst (Baden-Württemberg)
1993 Bourse arts plastiques à Lüdenscheid (12 mois)
1992 Séjour de trois mois à Florence
1991 – 1992 Bourse de séjour à Brooklyn/New York (12 mois) – Ministeriums für Wissenschaft und Kunst, Baden-Württemberg
Expositions (sélection)
2001 « La chambre dans laquelle j’ai appris la langue française », musée de Valence (Exposition personnelle)
1999 « La Couleur de la Bière », CEEAC, Strasbourg (Exposition personnelle)
« Die Kinder der Männer und Frauen von PSR 16 20 20″, Galerie d. Stadt Backnang (mit Olaf Probst)
1998 Projekt « Kunst am Bau », Württ. Versicherung, Stuttgart (Bodengestaltung des Atriums)
« Es macht dir doch nichts aus, wenn ich für eine Weile zu dir ziehe », (Exposition personnelle)
Galerie Patricia Schwarz, Stuttgart
« Ortung » Galerie 50 20, Salzburg
« Downtown und andere unbekannte Orte », Kunstverein Stuttgart
« 1.1. 1990 – 20. 9. 1998″, Galerie Kornhaus, Kirchheim/Teck (Exposition personnelle)
1996 Galerie Hannappel, Essen (Exposition personnelle)
Galerie Marré & Dahms, Essen (Exposition personnelle)
NORD-SÜD-FAHRT 2, Verein für aktuelle Kunst, Ruhrgebiet e.V. Oberhausen mit Joachim Fleischer, Andreas Opiolka, Erwin Herbst, Ulrike Geitel, Ulrich Dürrenfeld und Raymund Kaiser
« Die Männer und Frauen von PSR 16 20 20″, Galerie Patricia Schwarz (mit Olaf Probst)
_________________________________________________________________________
Juste une image :
François Bernus, Lélia Martin, Didier Richard, Anne Couzon-Cesca, Virginie Monbrun, Pierre-Olivier Orion, Julie Sorin, Salim Bakhrouri, Agnès Chevalier-Gachet, Natasha Ventura
Exposition du 13 au 30 juin 2001
en collaboration avec l’ERBA de Valence
Juste une image
Dans la prolifération compulsive des images qui nous arrivent, comment situer celles que nous retenons? Juste une image est une interrogation sur les images et sur ce qui les distingue les unes des autres, mais aussi sur ce qui nous engage à en produire nous-mêmes.
Juste une image a trouvé son origine dans un site web (www.icono/juste_une_image) pour lequel j’avais invité une vingtaine d’artistes et de critiques d’art à présenter… juste une image et un texte. Les discussions et les réflexions qui ont suivi m’ont fait appréhender l’intérêt de développer cette expérience dans le contexte d’une Ecole d’art ; dix étudiants de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Valence ont répondu à cette proposition.
L’art, les images ? Comme si cela allait de soi… La définition des deux termes étant certainement vaine, on peut espérer tirer davantage profit d’une relation et d’une interrogation entre les deux termes plutôt que d’une tentative de définition de chacun d’eux.
Cette expérience, plus pratique que théorique, permet d’interroger la fausse évidence des images qu’elle relève de la peinture, de la photographie, de la vidéo… Et peut-être aussi de poursuivre une réflexion critique à travers la confrontation des images choisies et des œuvres réalisées par les uns et les autres : dans notre pratique artistique, qu’est-ce qui nous conduit à distinguer une image médiatique d’une image artistique, quelle attitude d’artiste cela suppose-t-il à l’égard des images ?…
Olivier Gourvil
_________________________________________________________________________
Bilan des deux séminaires organisés à Moly-Sabata par art3 en partenariat avec l’ENBA de Lyon
du 25 au 27 avril
Séminaire organisé sur une proposition de Jean-Pierre Rehm.
Deux jours ont été consacrés à l’organisation d’une table ronde avec les cinq étudiants du post diplôme de Lyon, trois philosophes invitées et deux artistes. Étaient également présents les enseignants responsables du cycle : Niek Van de Steeg et Jean-Pierre Rehm.
Les philosophes : Antonia Birnbaum, philosophe, auteur de « Nietzsche, les aventures de l’héroïsme » chez Payot, elle est également professeur à l’Université de Metz ; Ana Samardzija : professeur d’esthétique à l’école d’art de Strasbourg et Fulvia Carnevale : philosophe, traductrice d’Agambem.
Les artistes : Alejandra Riera et Valérie Jouve.
Les interventions de Fulvia Carnevale et d’Ana Samadzija (l’une est d’origine italienne, l’autre slovène) visaient à questionner les notions de pauvreté et de pensée : questionner la pensée en tant que véhicule, ce qu’elle emmène avec elle sous couvert d’innocence et quel type de rapport elle inaugure avec la vie. Ana nous a proposé une analyse d’une conférence de Martin Heidegger « La Pauvreté ».
Mais il fut également question de la place de l’artiste dans la société et de son rapport à « l’autre » entre autres questions évoquées lors de la présentation du travail d’Alejandra Riera.
du 7 au 11 mai
Etaient présents huit étudiants de 3eme année de l’ENBA de Lyon. Professeur responsable : Claire Chevrier.
Cette semaine de travail a été l’occasion, pour les étudiants, de présenter leur travail à Stéphane Calais et Carmelo Zagari. Films, photographies ont été réalisés sur place, petites interventions dans le parc.
Des réunions, des échanges ont été organisés autour de la présentation de vidéos par Stéphane Calais. Les deux artistes invités ont également parlé de leur pratique artistique et du rôle de l’artiste dans la société.
Se sont joints au groupe : Yves Robert, directeur de l’ENBA de Lyon ainsi que Laurence Gateau, directrice de la Villa Arson à Nice.
Valérie Cudel 6 juin 2001
_________________________________________________________________________
Pascal Thevenet, Morning Pack
Brunch, samedi 12 mai à partir de 11 heures
Lecture à 11h45

Ni vraiment une exposition, ni complètement une performance, et pas seulement une mise en espace de texte.
Conformément à sa vocation de laboratoire, art3 m’a invité à donner un aperçu de ce que peut être un accompagnement à la production, sans pour cela que le projet ne soit mené à son terme. L’objet final prendra la forme d’une publication à la frontière du livre d’images et du recueil de textes.
Reprenant une métaphore de Barthes, je compare ma production à une pièce de monnaie, avec sa double surface de lecture : sur la pile (la valeur) : l’écriture, sur la face (l’effigie) : la plastique.
Jamais l’avers et le revers ne se regardent mais restent intrinsèquement liés. Je propose donc, comme dans ce jeu d’enfant, de faire tourner cette pièce afin que les deux côtés par le mouvement de rotation se confondent.
Morning Pack est donc une tentative d’élucidation d’une pratique domiciliaire parmi tant d’autres : celle du petit déjeuner. Il s’agit probablement du repas pris le plus fréquemment chez soi. Chez soi. Le cocon : voilà une notion qui m’échappe quand je constate mon petit nomadisme contraint ou volontaire.
Malgré ce papillonnement sous divers toits, des habitudes demeurent. Notamment celle qui veut, qu’encore mal réveillé, l’habitant plonge dans la lecture des boîtes d »emballage disposées sur sa table.
« Qu’avez-vous lu dernièrement ?
- Ma boîte de corn flakes.
- On s’accorde à penser votre écriture de qualité. Quel est votre secret ?
- Une méthode d’apprentissage de la lecture : la brique de lait ; la même, invariablement tous les matins, à la même place. »
Pascal Thevenet (mai 2001)
Pascal Thevenet est né en 1969 à Lyon. Il vit et travaille à Valence.
Etudes
1990-1996 Ecole Régionale des Beaux Arts de Valence, DNSEP avec mention
Expositions personnelles
2001 Morning Pack, art3, Valence
1997 Puis la prose, le ]OL[, Marseille
Expositions collectives (sélection)
2001 La quadrette et le petit, Tour Philippe le Bel, Villeneuve lès Avignon
2001 Adage, Salle des Clercs, Valence
1998 Expo A Part, O.U.A.R.F, Marseille
1998 Junge Kunst, Museum, Biberach, Allemagne
1994 Petits formats, médiathèque de Valence et Art School of Edimbourg
Editions
2001 Sablons d’été, les séjours collectifs 2000 à Moly-Sabata
1999 Le Monde à l’envers n° 2
1998 Randonner en Livvière, éditions CB § Cie
1997 Le Monde à l’envers n°1
1996 Chalbert et Séverine, ERBA éditions (épuisé)
Autres
2000 Résidence à Moly-Sabata, Fondation Albert Gleizes, Sablons
2000 Texte, catalogue de Kirstin Arndt,
Le chapiteau de l’amour : intervention écrite dans Ginger, revue conçue par Audrey Marlhens
2000 Présentation de Randonner en Livvière, Bibliothèque Mobile d’Andrea Blum : médiathèques de Valence et Die, galerie Angle à Saint-Paul Trois Châteaux
1998 Lecture performance d’extraits de Randonner en Livvière, art 3, Valence
_________________________________________________________________________
Utopies urbaines : quadrillage ou laboratoire ?
exposition du 26 janvier au 31 mars
Andrea Blum, Babyboom Project et Nomadic House, projets utopiques – art 3
Allan Sekula, School Is a Factory, 1978/80 (prêt du FRAC Centre ) 1er accrochage – Ecole régionale des beaux-arts de Valence
Livres d’artistes, monographies, ouvrages thématiques : proposition de mise en espace de Sabine-Anne Deshais – Médiathèque de Valence
Conférences organisées avec la Maison de l’architecture de la Drôme et le Musée de Valence
- Utopie du territoire : Archigram et Superstudio par Dominique Rouillard, 13 mars à 18h30 – Musée de Valence
Nature des champs, Nature des villes par Gilles Clément, paysagiste, 20 mars à 18h30 – Musée de Valence
Rencontres organisées avec l’Ecole régionale des beaux-arts de Valence
- Andrea Blum, 26 janvier à 18h30 – Musée de Valence
- Allan Sekula et Pascal Beausse, critique d’art, jeudi 29 mars à 18h – Ecole régionale des beaux-arts de Valence
Andrea Blum, Babyboom Project et Nomadic House
Le projet nommé Babyboom montre la conception de logements urbains et suburbains selon une structure hexagonale, en rapport direct avec la ruche. Ces habitats envisagent de provoquer une réconciliation entre les générations dans un sens communautaire. Néanmoins, rien n’est dirigé. Si l’architecture n’est pas mobile, sa fonctionnalité l’est. Chaque espace, chaque pièce ne détermine pas sa fonction. Elle sera laissée au libre arbitre de l’occupant. La fonction de l’architecture changera si son habitant le veut. Cette indétermination crée une dimension psychologique au logement. De même le projet se veut une utopie de la réconciliation par la multiplication des murs donc des ouvertures, conséquence du choix d’un volume hexagonal plutôt que celui du cube. Mais cette nouvelle coopération se fera s’il y a choix de le faire car ces structures peuvent tout aussi bien favoriser les échanges que les refréner s’il y a décision en ce sens.
extrait du texte Pascal Thevenet – Moly-Sabata, séjours collectifs organisés par le Comité de direction qui rassemble le Conseil Régional Rhône-Alpes, la DRAC Rhône-Alpes et la Fondation Albert Gleizes.


Vue de Babyboom project – art3 photo Blaise Adilon
Allan Sekula, School Is a Factory, 1978/80
Composition de l’œuvre : 10 cadres de 19 photographies b&b accompagnées de légendes Dimension des cadres : 80×92 cm
Photographies : 16×24 cm
4 panneaux avec pictogrammes : 70×100 cm
Capital and Labor / School and Labor Hierarchy
Work / Play
Sélection de photographies et légendes extraites de “School Is a Factory, 1978/80” in : Photography Against the Grain, Essays and Photo Works 1973 – 1983
“Dans un paysage capitalistique, un homme d’affaires tient en main la maquette d’une école en matière plastique, un entonnoir plein de figurines et un bon cigare. Cette mise en scène simpliste du drame de la sélection en matière d’enseignement se déroule devant l’une des nombreuses sociétés d’informatique de la région. Ici, les rues sont baptisées du nom de tel ou tel savant, inventeur ou industriel célèbre. Ainsi, même le plan d’une ville peut mettre en exergue la collaboration entre science organisée et grand capital. En se tenant au croisement des rues Dupont de Nemours et Edward Teller on peut penser, ou pas, au parcours qui mena de la poudre à canon à la bombe thermonucléaire.”
Extrait de la légende du diptyque n°3




Vue de School is a Factory, ERBA Valence
Allan Sekula est né en 1951 à Erie, Pennsylvanie. Il vit et travaille à Los Angeles.
Expositions personnelles (sélection)
2001 Galerie Michel Rein, Paris
2000 Titanic’s wake, CCC Tours
Flight Patterns, Museum of Contemporary Art, Los Angeles
Grimes Gallery, Santa Monica, CA
Dear Bill Gates, Museum Boyrnan-van-Beuningen, Rotterdam
1999 Freeway to China, Open Eye, Liverpool
Henry art Gallery, Seattle
1998 Dead Letter Office, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles
Dead Letter Office, Galerie Michel Rein, Tours
Atlanta College of Art, Atlanta
Dismal Science, Nederlands Foto Instituut, Rotterdam
Dismal Science, Künstverein, Munich
Expositions collectives
2000 Made in California, Los Angeles County Museum of Arts, Los Angeles
Desert and transit, Kunsthalle zu Kiel, Kiel, Allemagne
Die Regierung/The Government, Kestner Gesellschaft, Hannovre, Allemagne
Rotterdam Fotobiennal, Rotterdam
1999 Expander, BlocNotes chez Jousse Seguin, Paris
Trace, Liverpool Biennal, Liverpool, Angleterre
1998 Un après-midi d’automne au musée, Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle, Calais
La mer n’est pas la terre, La Criée, Rennes
Voyages, Musée des Beaux-Arts, Valence
Port and corridor : work sites in Los Angeles : Robert Flick and Allan Sekula, the Getty Research Institute, Los AngelesScratches on the surface of things, Museum Boymans-van-Beunigen, Rotterdam, Pays-Bas
Livres d’artistes, monographies, ouvrages thematiques
Proposition de mise en espace de Sabine-Anne Deshais
Médiathèque de Valence
Dans le lieu de la médiathèque de Valence, art3 m’a proposé de réfléchir sur une mise en place de la présentation d’une série d’ouvrages, revues, livres d’artistes, tout en gardant à l’esprit une notion de vision globale autour des manifestations à Valence sur le thème de la ville :
- du regard et de la position d’artistes contemporains par art3 (Bourse du travail, art3 et Médiathèque)
- de l’exposition Les villes utopiques du Musée de Valence
- et du complément d’informations bibliographiques apporté par la médiathèque elle-même.
Cette mise en place ou mise en scène ou encore mise en lieu m’a amenée à aussi réfléchir à une signalétique spécifique, afin de garder cette notion de globalité et de faire circuler l’information de ces manifestations dans la ville de Valence qui se situent à plusieurs endroits, à différents moments, avec différents partenaires.
Sabine-Anne Deshais