Francisco Navarrete Sitja

Résidence croisée art3 Valence | Homesession Barcelone

Résidence à distance. De décembre à janvier.

La recherche de Francisco Navarrete Sitja interroge les représentations en relation avec le territoire, la nature et les matérialités du non-humain telles qu’elles se manifestent dans de multiples environnements, du paysage aux attentes liées à l’identité.
Il travaille en combinant des expressions du langage visuel, des archives, de la documentation légale, des graphiques, de la vidéo, des paysages sonores, et des images contemporaines à travers différentes stratégies, formes et média.
Son travail aborde les récits hégémoniques et la perception des imaginaires territoriaux collectifs et les sens symboliques attribués aux matérialités qui articulent ces imaginaires.
Son intention est d’interroger l’historicité des divers contextes socio-politiques et géographiques et explore la relation instrumentale qui les sous-tendent. Il a travaillé avec des communautés qui partagent des souvenirs et les déséquilibres dus à l’extractivisme, au dépeuplement et à la crise climatique, entre autres.

Biographie de Francisco Sitja
La-Becque-COINCIDENCIA-Program
Land-Vorarlberg-KUB-Bregenz-Residency-1
CAIRN-Centre-d-Art-UNESCO-Geopark-of-Haute-Provence

Captures d’écran de Pantalla – Video Collage ; détail et montage salé.

Ce projet interroge la configuration des imaginaires socio-territoriaux et comment nous projetons dans le paysage notre identité. En ce sens, le projet vient de mon intérêt pour les représentations, les stratégies, les dispositifs et agences que l’Etat-nation utilise pour construire un système d’appropriation dans la manière dont un certain territoire doit être perçu, représenté et compris.
Le point de départ du projet est le concept de « Suisse chilienne » ou « la région des Alpes du Chili ». Ce concept est basé sur la notion de « nature vierge » bien que « civilisée » et « moderne » qui a été promue au Chili et dans le monde à travers des représentations graphiques et littéraires.
Cette dénomination a été utilisée pour redéfinir le territoire Araucanien et le « paysage chilien » dans les mémoire collectives, prenant comme référence, les représentations des paysages alpins en Europe.
En ce sens, de cette homologation du « paysage alpin » avec les lacs, la forêt, les rivières et les
montagnes dans le sud du Chili, je me demande quel est l’impact de cette dénomination et comment cela contribue à « nationaliser la nature » dans l’imaginaire national et à « nationaliser l’idée de nation » dans une perspective coloniale d’européanisation.
Pour explorer cela, je travaille avec des représentations en utilisant du bois flotté, des reflets d’eau, des miroirs d’eau, de poussière dans l’eau et les textures des roches des lacs alpins et des lacs andins comme une manière de créer un récit (position ex-centrée de la catégorie humaine) qui reflète la manière dont nous projetons notre identité nationale à travers le paysage.
A travers la représentation de ces matériaux et phénomènes, je développe différentes œuvres qui interroge la conséquence de ces projections dans notre compréhension utilitaire de la nature, ce qui ou non-humain et naturel pour un Etat-Nation, et comment ce récit dominant serait une justification de transformer, exploiter, éradiquer, et exterminer ce que nous appelons naturel.

 

 

 

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