{"id":647,"date":"2013-01-03T16:52:18","date_gmt":"2013-01-03T16:52:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/"},"modified":"2013-01-03T16:52:18","modified_gmt":"2013-01-03T16:52:18","slug":"vercors","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/vercors\/","title":{"rendered":"Vercors"},"content":{"rendered":"<h2><strong>Jean Daniel Berclaz<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le plateau de L\u00e9oncel, site \u00e0 fort caract\u00e8re patrimonial, est le lieu  choisi par le Parc naturel r\u00e9gional du Vercors pour mener une premi\u00e8re  r\u00e9flexion.<br \/>\nLa forte d\u00e9prise agricole et une diminution importante de la population  ont entra\u00een\u00e9 un \u00ab r\u00e9emboisement \u00bb de ce territoire qui a pour  cons\u00e9quence une fermeture du paysage et le retour \u00e0 un aspect \u00ab sauvage \u00bb  parfois approuv\u00e9 par le r\u00e9sidant occasionnel.<br \/>\nMais cette vision esth\u00e9tisante d\u2019une certaine id\u00e9e de \u00ab nature \u00bb ne fait  pas l\u2019unanimit\u00e9. Elle s\u2019oppose \u00e0 celle de l\u2019habitant qui a \u00e9tabli un  lien quotidien et singulier avec son environnement. Jean Daniel Berclaz  est l\u2019artiste invit\u00e9 par le Parc pour explorer, en une sorte d\u2019\u00e9tat des  lieux, ce paysage singulier, prot\u00e9g\u00e9, \u00e0 la fois touristique et peu  pratiqu\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se propose dans un premier temps de rencontrer les habitants du  territoire de L\u00e9oncel et d\u2019entendre leurs points de vue sur ce paysage  qui les entoure. Les points de vue tr\u00e8s personnels de Ghyslaine,  Philippe, Serge et Maurice sont partag\u00e9s lors d\u2019une restitution  publique. Celle-ci se d\u00e9roule sous la forme devernissages nomades du \u00ab  Mus\u00e9e du Point de Vue \u00bb au cours d\u2019une journ\u00e9e durant laquelle les  spectateurs sont convi\u00e9s \u00e0 une contemplation festive des lieux choisis  qui dessinent une cartographie sensible du territoire. Le parcours des  habitants de L\u00e9oncel est accompagn\u00e9 d\u2019une signal\u00e9tique sp\u00e9cifique  install\u00e9e par Jean Daniel Berclaz et li\u00e9e \u00e0 l\u2019iconographie de  pictogrammes internationaux des points de vue touristiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une exposition \u00e0 la Halle de Pont en Royans restitue l\u2019enregistrement  des entretiens entre Jean Daniel Berclaz et les habitants de L\u00e9oncel.  Elle pr\u00e9sente \u00e9galement des photos de diff\u00e9rents vernissages du Mus\u00e9e du  Point de Vue en Europe ainsi qu\u2019une boutique proposant, entre autres  objets, une valise\/kit de vernissage.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/IMG_2202.jpg\"><img loading=\"lazy\" title=\"IMG_2202\" src=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/IMG_2202.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"480\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/IMG_2139.jpg\"><img loading=\"lazy\" title=\"IMG_2139\" src=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/IMG_2139.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"480\" \/><\/a><\/p>\n<address> Le vernissage du Mus\u00e9e du point de vue \u00a9 Jean Daniel Berclaz<\/address>\n<h2><strong>Sophie Ristelhueber <\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s des ann\u00e9es d\u2019exode rural et de vision n\u00e9gative des campagnes,  celles-ci jouissent \u00e0 nouveau d\u2019une image attractive dans la soci\u00e9t\u00e9  fran\u00e7aise. Pour r\u00e9pondre aux attentes de consommation des nouveaux  venus, certaines communes du Vercors s\u2019engagent dans des am\u00e9nagements  successifs, provoquant l\u2019apparition d\u2019infrastructures qui modifient  profond\u00e9ment l\u2019organisation sociale et spatiale des villages. Des  conflits d\u2019usage et de repr\u00e9sentation apparaissent entre les personnes  charg\u00e9es de l\u2019am\u00e9nagement, les visiteurs et les habitants, induisant un  sentiment de perte d\u2019identit\u00e9 de leur territoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/vercors2.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft\" title=\"vercors2\" src=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/vercors2-300x208.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"208\" \/><\/a>On  conna\u00eet le travail photographique rigoureux de Sophie Ristelhueber, sa  fascination pour les traces, les cicatrices et les stigmates produits  dans le paysage, souvent lors des conflits, de Beyrouth \u00e0 la Cisjordanie  ou aux Balkans. Photographies organis\u00e9es en s\u00e9ries, qu&rsquo;elle restituepar  des livres d&rsquo;artiste intimistes ou qu&rsquo;elle expose dans des  installations constitu\u00e9es de tiragesde grands formats. Avec Le chardon,  film tourn\u00e9 dans le Vercors, Sophie Ristelhueber propose une nouvelle  exp\u00e9rience prolongeant son travail qui interroge, par une observation  m\u00e9ticuleuse et une extr\u00eame attention \u00e0 la forme, l&rsquo;\u00e9cart entre la  pr\u00e9cision du style documentaire, la m\u00e9moire et la fiction.<br \/>\nLe chardon est guid\u00e9 par un r\u00e9cit emprunt\u00e9 \u00e0 L\u00e9on Tolsto\u00ef, prologue \u00e0  son roman posthume Hadji Mourad qui se d\u00e9roule au d\u00e9but du 19\u00e8me si\u00e8cle  lors des guerres du Caucase. Ce texte bref, relatant un souvenir de  jeunesse \u00e9merveill\u00e9 par la r\u00e9sistance de la nature, symbolis\u00e9e par la  vitalit\u00e9 du chardon, est aussi une m\u00e9taphore chez l&rsquo;\u00e9crivain de la  r\u00e9sistance aux destructions visant l&rsquo;\u00eatre humain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du texte \u00e0 l&rsquo;image et d&rsquo;un mode \u00e0 l&rsquo;autre, d&rsquo;un plan fixe quasi  photographique \u00e0 trois travellings, le film suit le rythme du texte lu  par Michel Piccoli. Sophie Ristelhueber s&rsquo;est attach\u00e9e \u00e0 la roche  suintante des gorges du canyon des \u00c9couges et aux aplats des motifs du  bitume d&rsquo;une route rapi\u00e9c\u00e9e (D\u00e9partementale 218). Images ferm\u00e9es, sans  \u00e9chapp\u00e9e ni horizon, scrutatrices, au plus pr\u00e8s de la densit\u00e9 de la  mati\u00e8re, de ses irr\u00e9gularit\u00e9s, habit\u00e9es par le texte de Tolsto\u00ef, tout de  couleurs et de sensations, qui r\u00e9sonne \u00e0 son tour avec les images.<\/p>\n<address> <a href=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/chardon-151.jpg\"><img loading=\"lazy\" title=\"chardon 15\" src=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/chardon-151.jpg\" alt=\"\" width=\"720\" height=\"576\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/chardon-10.jpg\"><img loading=\"lazy\" title=\"chardon 10\" src=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/chardon-10.jpg\" alt=\"\" width=\"703\" height=\"576\" \/><\/a>Sophie Ristelhueber, temps de tournage \u00a9 Jacques Bouquin<\/address>\n<address> Vid\u00e9ogrammes du film <em>Le Chardon<\/em> \u00a9 Sophie Ristelhueber<\/address>\n<h2><strong>Bethan Huws<\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Parc naturel r\u00e9gional du Vercors est attentif \u00e0 la vall\u00e9e de  l\u2019Is\u00e8re et particuli\u00e8rement \u00e0 la nationale 532 qui permet d\u2019acc\u00e9der \u00e0  des communes comme La Rivi\u00e8re, Izeron ou Saint Pierre de Ch\u00e9rennes. Ces  villages sont convoit\u00e9s par une population urbaine d\u00e9sireuse d\u2019installer  sa r\u00e9sidence principale \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un \u00ab espace de pleine nature \u00bb  mais aussi d\u2019une importante voie de circulation.<br \/>\nLe flux permanent entre Valence et Grenoble, entre la ville et ces  campagnes, provoque des d\u00e9s\u00e9quilibres et pose question quant au devenir  d\u2019un paysage id\u00e9alis\u00e9 mais \u00e9galement consomm\u00e9. En outre, ce territoire  voit ses espaces publics soumis \u00e0 une privatisation croissante.<br \/>\nLa demande qui a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e \u00e0 Bethan Huws visait une double  articulation entre la vall\u00e9e de l&rsquo;Is\u00e8re le long de la D\u00e9partementale  1532 (ex. Nationale 532) et une installation \u00e0 la Halle de  Pont-en-Royans.<br \/>\nDans cette zone en partie rurale en passe de devenir un espace  pavillonaire p\u00e9riurbain, o\u00f9 se joue une forte mutation des usages,  Bethan Huws a port\u00e9 son attention sur les \u00e9changes, les liens tiss\u00e9s de  la ville vers les villages avoisinants ainsi que ceux de la vall\u00e9e vers  le plateau situ\u00e9 en surplomb.<br \/>\nD&rsquo;un long travail d&rsquo;\u00e9coute, d&rsquo;observation, \u00e9merge une proposition \u00e0 deux  facettes : l&rsquo;implantation \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de textes in situ et la commande  d&rsquo;une enqu\u00eate aupr\u00e8s des usagers qu&rsquo;elle passe \u00e0 une sociologue. Travail  qui se compl\u00e8te de l&rsquo;invitation qui lui est faite d&rsquo;interveni  simultan\u00e9ment dans un espace d&rsquo;exposition.<br \/>\nSoient trois phrases implant\u00e9es en trois lieux visibles de la route : \u00ab  on enl\u00e8ve ses chaussures pour traverser le ruisseau \u00bb en lettrage jaune  sur un s\u00e9choir \u00e0 noix \u00e0 Cognin-les-Gorges, \u00ab la tondeuse est difficile \u00e0  mettre en route \u00bb de couleur bordeaux dans une parcelle entour\u00e9e de  noyers, \u00e0 la Rivi\u00e8re et, \u00ab au fond du cerveau il y a une fontaine \u00bb en  n\u00e9on \u00e0 proximit\u00e9 d&rsquo;une fontaine \u00e0 Izeron. Trois phrases appartenant \u00e0  des registres diff\u00e9rents, qui jouent des \u00e9changes et des  interp\u00e9n\u00e9trations de l&rsquo;intime, du priv\u00e9 et de l&rsquo;espace public, offrant  une approche po\u00e9tique attentive aux gestes les plus simples, souvent  familiers. En associant ces textes brefs, l&rsquo;enqu\u00eate sociologique (qui  sera publi\u00e9e ult\u00e9rieurement au sein d&rsquo;un ouvrage \u00e0 para\u00eetre en 2008) et  l&rsquo;accumulation de photographies prises au cours de ses rep\u00e9rages qu&rsquo;elle  r\u00e9unit \u00e0 La Halle, Bethan Huws ouvre trois r\u00e9gimes de visibilit\u00e9 et  active les liens entre image et langage. D&rsquo;un m\u00eame mouvement \u00e0 plusieurs  d\u00e9tentes, elle confronte nos usages et leurs repr\u00e9sentations, elle  interroge les d\u00e9placements entre espace public et espace priv\u00e9, en en  soulignant les glissements et les ramifications.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/OBA_0422.jpg\"><img loading=\"lazy\" title=\"OBA_0422\" src=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/OBA_0422.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"428\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/OBA_0274.jpg\"><img loading=\"lazy\" title=\"OBA_0274\" src=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/OBA_0274.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"428\" \/><\/a><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/huws1.jpg\"><img loading=\"lazy\" title=\"huws\" src=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/huws1.jpg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"722\" \/><\/a><\/p>\n<address><em>la tondeuse est difficile \u00e0 mettre en route<\/em> \/ <em>Il faut enlever ses chaussures pour traverser le ruisseau<\/em> \/ <em>Au fond du cerveau il y a une fontaine<\/em>, d\u00e9partementale 1532, 2007 \u00a9 Atelier Bethan Huws Photo Pierre-Olivier Arnaud<\/address>\n<p><a href=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/DSC_0012.jpg\"><img loading=\"lazy\" title=\"DSC_0012\" src=\"http:\/\/www.art-3.org\/projets-territoire\/wp-content\/uploads\/DSC_0012.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"425\" \/><\/a><\/p>\n<address> Images documentaires de Dominique Obadia, la Halle de Pont-en Royans<\/address>\n<address> \u00a9 Atelier Bethan Huws<\/address>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean Daniel Berclaz Le plateau de L\u00e9oncel, site \u00e0 fort caract\u00e8re patrimonial, est le lieu choisi par le Parc naturel r\u00e9gional du Vercors pour mener une premi\u00e8re r\u00e9flexion. 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