{"id":900,"date":"2011-07-26T16:40:34","date_gmt":"2011-07-26T16:40:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.art-3.org\/art-contemporain\/?page_id=900"},"modified":"2012-06-28T14:39:42","modified_gmt":"2012-06-28T14:39:42","slug":"katrin-strobel-texte-de-annika-planck","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.art-3.org\/art-contemporain\/katrin-strobel-texte-de-annika-planck","title":{"rendered":"Katrin Str\u00f6bel : texte de Annika Planck"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019une passante<br \/>\n\u00ab Les fl\u00e2neurs sont des artistes [\u2026]. Ils sont les garants de la  m\u00e9moire, les enregistreurs des disparitions, ils sont les premiers \u00e0  voir la mis\u00e8re, rien ne leur \u00e9chappe, ils font partie de la ville, qui  est inconcevable sans eux, ils sont l\u2019oeil, le protocole, la m\u00e9moire, le  jugement et les archives de la ville, \u00e0 travers le fl\u00e2neur la ville  prend conscience d\u2019elle-m\u00eame. \u00bb1 De Lyon \u00e0 la M\u00e9diterran\u00e9e, le Rh\u00f4ne et  l\u2019autoroute du Soleil serpentent c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te. C\u2019est \u00e0 Valence que la  route serre le fleuve au plus pr\u00e8s. Les deux voies de circulation  rejettent leurs passagers puis les emportent de nouveau, laissant la  ville derri\u00e8re elles. Valence n\u2019est pas une destination, un lieu o\u00f9 l\u2019on  reste. C\u2019est une ville de passage, un lieu de transit entre le nord et  le sud. Comme les oiseaux migrateurs de la vid\u00e9o \u00ab escale \u00bb (2009) de  Katrin Str\u00f6bel, ils d\u00e9ferlent dans la ville \u00e0 l\u2019automne : les sans-abri,  chemineaux et vagabonds sur le chemin du retour vers des contr\u00e9es plus  chaudes. Visiteurs ind\u00e9sirables, ils s\u2019entra\u00eenent \u00e0 rester invisibles \u2013  solitaires qui sefondent discr\u00e8tement dans le quotidien de la ville et  se fabriquent un abri provisoire \u00e0 l\u2019\u00e9cart des beaux quartiers.<br \/>\nAu cours de ses d\u00e9ambulations \u00e0 travers la ville, Katrin Str\u00f6bel est  partie sur les traces de ces nomades modernes. Dans une trentaine de  Portraits (2009), elle note ses rencontres avec les d\u00e9class\u00e9s, les  exclus, mais l\u2019attention qu\u2019elle leur porte reste g\u00e9n\u00e9ralement  incomprise, soit par ignorance soit par un sentiment de honte  inopportun. C\u2019est sciemment que l\u2019artiste transcrit ses observations  dans le m\u00e9dium abstrait de la langue : elle laisse ainsi le lecteur  s\u2019imaginer les sc\u00e8nes qui surgissent de ses descriptions spontan\u00e9es de  situations pr\u00e9cises et de personnages concrets. Elle d\u00e9crit des  individus comme il en existe dans toutes les grandes villes, donnant,  sans la moindre pointe moralisatrice, une image diff\u00e9renci\u00e9e des  existences marginales de la soci\u00e9t\u00e9 urbaine.<br \/>\nC\u2019est aussi la question de l\u2019enracinement qu\u2019explore le travail \u00ab  wherever I lay my head \u00bb (2009) : une s\u00e9rie de photos montrant des  r\u00e9sidus, des logis de fortune, des entrep\u00f4ts clandestins. Des cartons et  des b\u00e2ches sont ajust\u00e9s dans des niches cach\u00e9es de l\u2019architecture  urbaine, des sacs de plastique renfermant quelques maigres affaires sont  dissimul\u00e9s dans les arbres, la couverture sur le banc de gare signale  la fronti\u00e8re entre l\u2019espace public et l\u2019espace annex\u00e9 et devenu ainsi  domaine priv\u00e9. La recherche d\u2019un abri, m\u00eame temporaire et provisoire,  exprime le besoin fondamental de se prot\u00e9ger des servitudes climatiques  et sociales. Un carton pos\u00e9 \u00e0 l\u2019envers suffit pour cr\u00e9er une ligne de  d\u00e9marcation entre soi et autrui. L\u2019installation \u00ab maison pour vivre \u00bb  (2009) de Katrin Str\u00f6bel est justement une cabane en carton. Telle une  tapisserie, l\u2019image d\u2019une for\u00eat, devant laquelle un panneau portant  l\u2019inscription maison pour vivre a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9, est projet\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur  de la cabane. L\u2019int\u00e9rieur est ni\u00e9 par l\u2019intrusion d\u2019un ext\u00e9rieur, qui \u00e0  son tour laisse entrevoir un int\u00e9rieur, une \u00ab maison pour vivre \u00bb.  L\u2019espace, suppos\u00e9 \u00eatre un abri, s\u2019av\u00e8re perm\u00e9able et donc invalide.  L\u2019espace public et la sph\u00e8re priv\u00e9e s\u2019interp\u00e9n\u00e8trent, restant l\u2019un et  l\u2019autre une illusion.<br \/>\nElle-m\u00eame voyageuse de passage, vagabonde, Katrin Str\u00f6bel, se laissant  porter au hasard des rues, part sur les traces du fugitif et du  transitoire, comme le sac de plastique bleu balay\u00e9 par le Mistral dans  la vid\u00e9o \u00ab fl\u00e2neur \u00bb (2009). Fl\u00e2neuse elle aussi, elle note dans ses  d\u00e9ambulations les \u00e9v\u00e9nements fortuits et apparemment insignifiants sous  forme d\u2019esquisses fragmentaires, pour les inscrire ensuite dans un  nouveau contexte s\u00e9mantique.<br \/>\nLa r\u00e9duction \u00e0 l\u2019essentiel, une propri\u00e9t\u00e9 immanente au dessin, est pour  l\u2019artiste une condition id\u00e9ale d\u2019appropriation et de r\u00e9flexion du donn\u00e9.  \u00c0 travers l\u2019acte contemplatif et m\u00e9ticuleux du dessin, elle fixe sur le  papier des \u00e9v\u00e9nements fugitifs, leur pr\u00eatant une attention qui conf\u00e8re \u00e0  l\u2019objet \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et marginal un autre sens.<br \/>\nPour la s\u00e9rie intitul\u00e9e \u00ab les bateaux \u00bb (2009), l\u2019artiste a photographi\u00e9  les noms des p\u00e9niches passant sur le Rh\u00f4ne, puis elle a dessin\u00e9 ces  noms au crayon dans leur typographie originale. Enlev\u00e9s \u00e0 leur contexte  et pr\u00e9sent\u00e9s sous forme de tableaux, ces noms r\u00e9v\u00e8lent alors des points  typologiques communs : Ulysse, Bounty ou Adventurer sont des noms qui  \u00e9veillent des images nostalgiques de voyage, d\u2019aventure, de  franchissement des fronti\u00e8res, qui sont en \u00e9trange contradiction avec le  syst\u00e8me fonctionnel de la navigation fluviale moderne, qui s\u2019effectue  aujourd\u2019huisur de courtes distances en des temps de parcours  calculables.<br \/>\nCette fascination pour les pays lointains, ce go\u00fbt de l\u2019exotique se  retrouve aussi dans la Maison mauresque construite \u00e0 Valence au milieu  du XIXe si\u00e8cle dans le style de l\u2019orientalisme fran\u00e7ais. Dans des  dessins grand format, Katrin Str\u00f6bel oppose \u00e0 la fa\u00e7ade de cette  somptueuse demeure un logement social terne de la p\u00e9riph\u00e9rie de la  ville. Les H.L.M. habit\u00e9s par des immigr\u00e9s originaires du Maghreb sont,  aujourd\u2019hui, les nouvelles \u00ab maisons mauresques \u00bb. Alors que  l\u2019architecture mauresque servait \u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019engouement orientaliste  du XIXe si\u00e8cle d\u2019\u00e9cran de projection au fantasme du harem et du \u00ab noble  sauvage \u00bb, elles sont aujourd\u2019hui rel\u00e9gu\u00e9es avec leurs habitants  originaires des pays africains et arabes \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie des villes et  donc socialement marginalis\u00e9es. Rien<br \/>\nd\u2019\u00e9tonnant que l\u2019on trouve en ville des graffiti acclamant l\u2019homme  politique d\u2019extr\u00eame droite, Le Pen \u2013 nom que, sans plus attendre,  l\u2019artiste transforme par une minime intervention en Leben (la vie).<br \/>\nTous les travaux que Katrin Str\u00f6bel a r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 Valence traitent de la  question de la migration, du d\u00e9placement, de l\u2019enracinement g\u00e9ographique  et social, des heimatlos ou apatrides. Le terme Heimat en allemand  comporte plusieurs acceptions (c\u2019est le lieu o\u00f9 l\u2019on habite et o\u00f9 on se  sent chez soi, c\u2019est le pays natal, la r\u00e9gion d\u2019origine mais c\u2019est aussi  la patrie). Cette polys\u00e9mie se retrouve aussi dans le mot arabe  maghr\u00e9bin bled (terrain, pays, contr\u00e9e, ville). Ce terme, qui s\u2019est  implant\u00e9 comme mot d\u2019emprunt dans la langue fran\u00e7aise, n\u2019a plus en  fran\u00e7ais qu\u2019une seule signification, celle de village perdu au fin fond  de la campagne, \u00e0 l\u2019\u00e9cart du monde. Aussi, quand Katrin Str\u00f6bel se poste  sur la route \u00e0 la sortie de la ville en brandissant une pancarte sur  laquelle est inscrit le mot bled, elle cr\u00e9e une situation \u00e0 la fois  po\u00e9tique et paradoxale : peu importe que la pancarte soit comprise dans  sa signification arabe ou au sens restreint fran\u00e7ais, l\u2019auto-stoppeuse  n\u2019atteindra certainement jamais sa destination par trop abstraite.<br \/>\nMais d\u00e9finir une destination n\u2019est pas l\u2019affaire du fl\u00e2neur. Seul le  chemin l\u2019int\u00e9resse. S\u00e9ismographe, lecteur de traces urbaines, il  transforme en surplus de connaissance ce qu\u2019il croise dans ses  d\u00e9ambulations quotidiennes \u00e0 travers les rues : le simultan\u00e9,  l\u2019\u00e9pisodique, l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. En passant.<br \/>\n1 Cees Nooteboom : \u00ab Die Sohlen der Erinnerung \u00bb, in : Die Zeit, 49\/1995<br \/>\nAnnika Planck<br \/>\nTraduction de l&rsquo;allemand Catherine Debacq<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<address>Katrin Str\u00f6bel est n\u00e9e en 1975 \u00e0 Pforzheim. Elle vit et travaille \u00e0 Stuttgart et Francfort.<br \/>\nwww.katrin-stroebel.de<br \/>\nEtudes \u2013 formation<br \/>\n1995\u20132001 Acad\u00e9mie des Beaux-arts de Stuttgart<br \/>\n1997\u20132002 Etudes de litt\u00e9rature \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Stuttgart<br \/>\n2002\u20132006 professeur assistante \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Beaux-arts de Stuttgart<br \/>\ndepuis 2007 professeur assistante \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Johann Wolfgang Goethe de FrancfortExpositions personnelles<br \/>\n2010<br \/>\nen passant, art3 Valence<br \/>\nGalerie Heike Strelow, Francfort<br \/>\n14-1 Galerie Stuttgart<br \/>\n2009<br \/>\nbitim reew, Goethe-Institut Dakar, S\u00e9n\u00e9gal<br \/>\n2008<br \/>\nauf\/rasm, galerie le cube, Rabat, Maroc<br \/>\nmind mapping Galerie Heike Strelow, Francfort<br \/>\nExpositions collectives<br \/>\n2010<br \/>\neStar Lima, P\u00e9rou (avec Maricel Delgado)<br \/>\nSt\u00e4dtische Galerie Offenburg (avec Dorothea Schulz)<br \/>\nEspace Kugler, Gen\u00e8ve<br \/>\n2009<br \/>\nRound the corner, Lisbonne<br \/>\nKunstverein Harburger Bahnhof, Hambourg<br \/>\nBad Form blank projects Cape Town, Art fair Johannesburg, Afrique du Sud<br \/>\nGalerie Fr\u00fchsorge, Berlin (avec Ben Kruisdijk)<br \/>\nretour de Paris, Institut fran\u00e7ais Stuttgart (avec Monika Nuber)<br \/>\nAkademie einer anderen Stadt, Elbinseln, Hambourg<br \/>\nOn the Edge, Galerie Heike Strelow, Francfort<br \/>\n2008<br \/>\nIn God We Trust, Goethe-Institut Lagos, Nigeria<br \/>\nAnkunft bei Aufbruch, Meinblau, Berlin<br \/>\nBourses \u2013 r\u00e9sidences (s\u00e9lection)<br \/>\n2010 R\u00e9sidence \u00e0 Lima (bourse IFA)<br \/>\n2009 r\u00e9sidence d\u2019artiste Goethe-Institut, Dakar, S\u00e9n\u00e9gal<br \/>\nr\u00e9sidence art3 Valence \u2013 programme d\u2019\u00e9changes entre la R\u00e9gion Rh\u00f4ne-Alpes et le Bade- Wurtemberg en partenariat avec l\u2019Institut fran\u00e7ais Stuttgart<br \/>\n2008 Cit\u00e9 Internationale des arts, Paris<br \/>\n<\/address>\n<div class=\"pdf24Plugin-cp\"> \t<form name=\"pdf24Form0\" method=\"post\" target=\"pdf24PopWin\" action=\"https:\/\/doc2pdf.pdf24.org\/wordpress.php\"><input type=\"hidden\" name=\"blogCharset\" value=\"Cw1x07UAAA==\" \/><input type=\"hidden\" name=\"blogPosts\" value=\"MwQA\" \/><input type=\"hidden\" name=\"blogUrl\" value=\"yygpKbDS1y8vL9dLLCrRNdbLL0rXB7GS8\/NKUnML8osSM\/MA\" \/><input type=\"hidden\" name=\"blogName\" value=\"SywqMQYA\" \/><input type=\"hidden\" name=\"blogValueEncoding\" value=\"gzdeflate base64\" \/><input type=\"hidden\" name=\"postId_0\" value=\"szQwAAA=\" \/><input type=\"hidden\" name=\"postTitle_0\" value=\"804sKcrMUwguKTq8LSk1R8FKoSS1oiRVISVVwTEvLzM7USEgJzEvORsA\" \/><input type=\"hidden\" name=\"postLink_0\" value=\"FcZBDoAwCATAF1EO3vwNVqJNW2hwE3y+cU5zA2tnzswiAdqKx8X\/qht0Lg9pxl0QzehB+KGDoC+UTiUxa11oDbHaPw==\" \/><input type=\"hidden\" name=\"postAuthor_0\" value=\"SywqMQYA\" \/><input type=\"hidden\" name=\"postDateTime_0\" 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